
Les représentants des étudiants de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure demandent au président de la république de supprimer le décret loi portant réorganisation de l’octroie de la bourse d’étude et des stages avant d’appeler les étudiants à reprendre les auditoires.
Au cours d’une série d’interviews que ces étudiants ont accordées à la presse après une réunion sur la suite qu’ils devraient réserver à l’appel du président de la république qui les invite à regagner les auditoires le 21 de ce mois, ces étudiants disent qu’ils n’ont certes pas été satisfaits de la mesure de suppression de l’ordonnance ministérielle portant réorganisation de l’octroie de la bourse d’étude et des stages mais que le problème persiste encore.
Selon Epitace Ndayambaje, l’un des représentants de ces étudiants le décret présidentiel portant suppression de la bourse a été la boite de pandore de ce mouvement de grève. Cette loi devrait être préalablement supprimée avant les autres. Jusqu’alors ces étudiants n’entendent pas retourner dans les auditoires.
En partant de l’article que le président invite le ministre de tutelle à ré-analyser, ils estiment que seuls 2 milles étudiants peuvent voir une révision de leur revendication sur les 18 milles étudiants.
«Nous demandons aux étudiants de faire preuve de patience en attendant la suite qui sera réservée à notre requête envers le président de la république », a-t-il souligné.
Difficile de savoir la suite que le pouvoir de Bujumbura va réserver à cette réaction des étudiants à l’appel du président de la république qui les invite à reprendre les cours en exigeant en même temps au ministre de tutelle d’annuler la décision relative à la suppression progressive de la bourse et au renvoi des représentants de la communauté universitaire.
Si une fois leur position reste telle, les cours académiques auront été paralysés pendant plus de 45 jours à l’Université du Burundi et à l’Ecole Normale Supérieure.



