
Léonce Ngendakumana, Président de l’ADC-Ikibiri, a comparu ce vendredi devant le procureur de la république en Mairie de Bujumbura pendant plus de 3 heures à propos d’une correspondance qu’il a récemment transmise au secrétaire général des Nations Unies faisant état d’une catastrophe humanitaire qui risque de s’abattre sur Bujumbura.
Certains des membres et responsables des partis politiques regroupés au sein de l’Alliance Démocratique pour le Changement, les défenseurs des droits humains et une délégation de l’Ambassade des Pays Bas avaient pris part à ce rendez vous.
Selon son avocat Me François Nyamoya, le parti au pouvoir, le CNDD – FDD, et la Radio Rema Fm avaient porté plainte contre Léonce Ngendakumana sur base de cette correspondance à propos d’une infraction que les deux qualifient d’imputation dommageable.
Me François Nyamoya n’a pas contesté que dans ce rapport ils ont effectivement parlé de ces deux organisations. Il a indiqué que le parti CNDD – FDD et la Radio Rema FM, proche du pouvoir, ne pouvaient pas du tout porter plainte contre la personne de Léonce Ngendakumana mais plutôt contre l’ADC-Ikibiri puisque le contenu de cette déclaration relève de tous les partis politiques regroupés au sein de l’ADC-Ikibiri.
Pour Me François Nyamoya le parti CNDD-FDD devrait par là porter plainte contre l’ADC-Ikibiri. Quant aux reproches engagés contre la personne de Léonce Ngendakumana par la Radio Rema, Me François Nyamoya a indiqué que les éléments de preuves existent bel et bien et que le moment venu ils les exposeront sans ambages.
Léonce Ngendakumana comparaitra encore lundi de la semaine en présence des avocats de la Radio Rema Fm et du parti CNDD- FDD.
Ce procès a lieu au moment où Paul Debbi, le conseiller chargé de la sécurité au Bureau des Nations Unies au Burundi est déclaré persona non grata, par Bujumbura.




