Muyinga: De la politique en classe!

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    Certains parents ayant leurs enfants à l’école primaire de Vyanzo en commune Busoni Province Kirundo viennent de saisir, par l’intermédiaire de la Directrice de l’école, l’intervention du Directeur Communal de l’enseignement contre le non respect de la déontologie professionnelle, par Isaac Majambere, enseignant-titulaire de la classe de 6ème année. Il est accusé de tenir en classe des propos hostile au régime du CNDD-FDD

    Vingt et quatre écoliers suivent régulièrement les leçons dans cette classe. Isaac Majambere dispense les cours de mathématique, langues et sciences humaines dans cette classe, suivant la programmation du ministère de l’enseignement primaire. Il est accusé d’avoir enseigné à ses écoliers de ne pas voter pour le CNDD-FDD (pour ceux qui auront 18 ans en 2015) mais donner leurs voix au parti FNL.

    Gordien Sirabahenda, Directeur de l’enseignement en commune Busoni a fait une descente à cette école la semaine dernière. Ce directeur, membre du Cndd-fdd, dit que par sondage, une partie des écoliers a affirmé avoir entendu leur enseignant tenir en classe des propos hostiles au parti au pouvoir. Sans preuves suffisantes de culpabilité de l’enseignant accusé, seulement des conseils ont été prodigué.

    Le Directeur de l’enseignement dit avoir mis en garde tous les enseignants quant à leur conduite en classe.

    { {{Des écoliers manipulés?}} }

    Une partie des enseignants à l’EP Vyanzo, croient à une manipulation politique des écoliers afin de persécuter injustement l’enseignant, ancien militant du parti FNL.

    L’enseignant accusé a été, dans le passé, membre du parti FNL pro Agathon Rwasa. Aujourd’hui, être du FNL d’Agathon Rwasa vaut le titre d’IGIPINGA (opposant à ramener à l’ordre par force).

    Pour ces enseignants, une telle accusation est synonyme de menace de mort. Ici, ils rappellent la mort d’un militant du patri Sahwanya Frodebu Nyakuri tué le mois passé dans cette commune sous prétexte de ne pas s’être acquitté de sa contribution au développement.

    Les militaires qui ont commis le forfait ont été arrêtés. Ils auraient agi sur ordre des responsables administratifs et du parti au pouvoir, c’est ainsi qu’on a tellement peur d’être taxé d’opposant dans cette commune des 117 commune du Burundi, pays pourtant engagé sur la voie du multipartisme depuis 1993.

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