CVR: Le passé risque de ne pas passer

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    Jean Nepon Bironkwa, le président de l’Association Lumière du Monde interpelle le président de la république à ne pas amputer de la Commission Vérité et Réconciliation l’aspect justice lorsque qu’elle sera mise sur pied. Cette association estime que l’environnement politique actuel caractérisé par les discours incendiaires des acteurs politiques Burundais risque d’inciter de replonger le pays la guerre.

    Au cours d’une rencontre de ce mardi à la veille de la célébration du 17 anniversaire de la mort d’une quanrantine de jeunes séminisarsites de Buta à Bujumbura cette organisation a plaidé pour que le pouvoir de Bujumbura adopte une loi sur la CVR, fruit d’une large concertation entre les Burundais.

    Puisque les amendements qui ont été retenus par le parlement burundais lors de l’adoption du projet de loi sur la Commission vérité et réconciliation sont uniquement ceux du parti au pouvoir, le président de l’ALM n’espère pas tellement de ce projet de loi pour ce qui de l’accès à la vérité et à la justice pour tous par rapport aux périodes sombres de ce pays.

    Cette victime des massacres de Buta le 30 avril 1997 et aujourd’hui journaliste à la Radio Bonesha juge que la CVR n’enfantera pas la vérité sur le passé sombre de ce pays puisque seul le CNDD-FDD n’est pas détenteur de la vérité. “Un meilleur projet de loi sur la CVR devrait être le résultat d’un consensus entre tous les acteurs politiques à la savoir les partis politiques, la société civile, les confessions et autres” at il souligné.

    Pour Jean Nepon Bironkwa, le fait que la liste des auteurs des crimes qui ont eu lieu dans le passé n’est pas envisagé dans ce projet de loi , l’actuelle ne va pas servir à grand-chose en tous cas dans la réconciliation des burundais. Selon lui, la meilleure cherche de la vérité et de la justice des burundais devraient inéluctablement inclure aussi la publication des auteurs des crimes du passé.

    L’A-L-M est une organisation de la société civile née à la suite des massacres de Buta, hutu et tusti qui avaient refusé de se séparer au nom de la fraternité pour finalement ensemble. Ceux dont l’on désigne aujourd’hui sous la métaphore des” martyres de la fraternité” ont été tués par ceux que l’on appelait rebelles à l’époque.

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