Comparution de Pierre Claver Mbonimpa à la Police Judiciaire.

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    Le président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains et des Prisonniers (APRODH), Pierre Claver Mbonimpa, a comparu devant la police judiciaire Bujumbura dans l’avant midi de ce mercredi. Une convocation lui avait été faite dans la soirée de ce mardi suite aux révélations qu’il a faites dans l’émission Kabizi de la Radio Publique Africaine de ce jour-là sur les entrainements paramilitaires des jeunes burundais dans la localité de Kiliba – ondesi en République Démocratique du Congo.

    L’interrogatoire a débuté à 10h05’ au bureau numéro 59 du commissaire adjoint chargée de la recherche criminelle. Trois officiers de la police judiciaire avaient été chargés de l’interroger. Ses avocats ont soulevé ce vice de procédure puisqu’il ne s’agissait pas d’une commission ad hoc qui avait été créée pour ce travail. Un seul alors s’est chargé de l’interroger et les autres ont pris à ce moment le procès verbal.

    «Tout était centré sur l’information des jeunes qui font des entrainements militaires en République Démocratique du Congo, ainsi que sur les armes qui ont été distribuées », a déclaré le président de l’Aprodh à la sortie de cette séance.

    Pierre Claver Mbonimpa dit qu’il a confirmé devant l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) qui l’a interrogé toutes les déclarations qu’il a faites dans l’émission Kabizi.

    « J’ai accepté qu’il y a des jeunes qui se trouvent en République Démocratique du Congo, il y en a qui sont retournés, moi je les ai vus et j’ai donné leurs noms », a affirmé ce défenseur des droit humains.

    Il fait savoir que ce qui l’a étonné c’est que l’Opj a insisté sur les jeunes imbonerakure alors qu’il ne les avait cité nulle part au cours de ladite émission.

    « Moi j’ai parlé des jeunes en général. Il y a des jeunes qui vont au Congo pour œuvrer du côté de Nzabampema (qui se réclame rebelle des Forces Nationales de Libération),et d’autres qui y vont pour d’autres motifs », a précisé le président de l’Aprodh.

    D’autres questions qui lui ont été posées portaient sur un certain Kazungu qu’il avait cité dans l’émission Kabizi.

    Cet activiste a toujours confirmé qu’il l’a connu et qu’il l’a vu maintes fois se rendant en RDC. Il dit que même au moment où il était l’invité de Kabizi (mardi à 10h), Kazungu, cadre du Service National des Renseignements, était en RDC.

    Toutes fois il se dit satisfait de ce début des investigations du moment que le ministre de l’intérieur avait annoncé qu’elles n’auront pas lieu.

    A la sortie de cette séance vers 14h, le président de l’Aprodh a fait savoir qu’il répondrait à toute convocation y relative pour donner d’autres éclaircissements.

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