Pierre Claver Mbonimpa locataire de la prison centrale

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    Le président de l’Association pour la Promotion et la Défense des Droits des Détenus passe sa première nuit dans la prison centrale de Mpimba en Mairie de Bujumbura ce vendredi. Le Parquet de la Mairie de Bujumbura l’accuse d’avoir tenu des propos de nature à perturber les relations entre le Burundi et la République Démocratique du Congo et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat.

    Vers 17 heures 45 minutes de ce vendredi, des camionnettes de la police embarquait Pierre Claver Mbonimpa à destination de la prison centrale de Mpimba après plus de 7 heures devant le substitut du procureur en Mairie de Bujumbura .

    Le parquet l’avait fait arrêter ce jeudi à l’aéroport international de Bujumbura dans la soirée au moment où il se rendait au Kenya en mission de service. Il l’avait contraint à passer la nuit à la Police Judiciaire du Parquet pour se présenter le matin au Parquet de la Mairie de Bujumbura ce vendredi.

    Son avocat Me Armel Niyongere crie à la violation de la loi. Selon lui, Pierre Claver Mbonimpa a été arrêté en violation puisqu’il n’avait pas dépassé les trois fois exigées pour être acculé à se présenter à la barre contre vents et marrées.

    Le substitut du procureur en Mairie de Bujumbura a accusé ce défenseur des droits humains d’avoir présenté des photos des interahamwe, les milices rwandais sous prétexte qu’il s’agissait des burundais qui suivent la formation de maniement des armes en République Démocratique du Congo pendant l’émission Kabizi qui passe à la Rpa.

    De la part de Me Armel Niyongere, Pierre Claver Mbonimpa a essayé d’expliquer la provenance de cette photo sur laquelle l’on voit des hommes en uniformes en paquet et sans vie. Il a même précisé l’origine de ces photos avec des précisions mais sans succès.

    Cette incarcération arrive au moment où Pierre Claver Mbonimpa était en train de poursuivre ses enquêtes autour de cette histoire de maniement d’armes en RDC par certains burundais.

    Hier, il avait lui-même souligné que son incarcération risque de constituer une manière malicieuse pour Bujumbura de faire tomber à l’eau la vérité autour de cette probable histoire d’armement de certains burundais.

    Le président du Forum pour la Conscience et le Développement Pacifique Nininahazwe regrette de sa part de voir que durant ces derniers jours, certains défenseurs des droits humains soient en danger.

    Le président de la république, lors de sa tournée en province de Kirundo mardi avait mis en garde les burundais qui oseront user de ‘’mensonges’’, ‘’montages’’ et autres moyens malhonnêtes sous prétexte qu’ils révèlent les maladresses qui méritent des corrections en matière de gouvernance.

    Il avait dit la loi devra être révisée si nécessité il y a. Est l’effet de sa mise en garde ? Le Bureau des Nations Unies estime que le gouvernement devrait enquêter sur cette distribution qui divise les acteurs politiques.

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