
Trois associations féminines ont lancé ce jeudi une campagne dite « aller au delà de 30% ».Elle vise à conscientiser les femmes pour une plus grande représentation dans les organes de prise de décision.
Ces associations sont SPPDF (La Synergie des Partenaires pour la Promotion des Droits de la Femme), AFJO (Association de Femmes Journalistes) et CAFOB( Collectif des Associations Féminines et Organisations non gouvernementales Féminines du Burundi).
Au cours d’une conférence de presse, ces organisations ont fait remarqué que les femmes continuent à être sous représentées dans les organes de prise de décision. Les leaders de ces organisations ont annoncé qu’elles comptent sensibiliser toutes les femmes pour qu’elles puissent conjuguer leurs efforts afin de dépasser les 30% auxquels on se base aujourd’hui pour déterminer leur taux de participation dans certains organes.
« Puisque le code électoral ne nous donnent pas cette chance et que nous savons que dans la culture burundaise place la femme est au second rang partout, c’est pour cette raison que nous voulons lancer cette campagne aux femmes pour qu’elles briguent encore mieux leurs places sur les listes électorales » a annoncé Bernardine Sindakira, déléguée générale de la SPPDF.
Elle précise que ce sera les efforts de toutes les femmes mais qui sont réveillés par les efforts de leurs leaders qui passent par les sensibilisation et mobilisation. Cette campagne vise aussi a-t-il dit les leaders politiques, eux qui dressent les listes. Mais, elle rappelle que l’article de la constitution qui fixe le taux de 30% des femmes dans les institutions souligne bien que c’est « au moins 30% », cela donc ne signifie pas que le plafond doit rester à 30%.
« Cependant la pratique est que partout dans les postes aussi électoraux que nominaux, on trouve que le quota de la femme ne dépasse pas 30% de façon générale. « Nous pensons qu’il y a toujours des femmes capables et dans tous les domaines », selon toujours la déléguée générale du Sppdf.
Bernardine Sindakira fait par exemple remarquer que les femmes ne représentent que 16% dans l’administration publique et étatique : dans le secteur de la santé, il n’y a aucun médecin provincial, dans celui de l’éducation ; il n’y a aucune directrice provinciale d’enseignement,donc cela ne traduit pas qu’elles sont incapables car même si il y aurait celle qui aurait été destituée, elle devrait être remplacée par une femme.
Dans la même optique ; ONU Femmes exhorte les citoyennes et citoyens du monde à prendre conscience de l’égalité des sexes. Cette organisation a, elle aussi lancé ce jeudi, une campagne en vue de la commémoration du 20e anniversaire de la 4e conférence mondiale des femmes qui s’est tenue à Beijing.
Le programme d’action de Beijing pour la promotion de l’égalité n’a pas honoré sa promesse aux femmes et filles selon le communiqué de la Directrice exécutive d’ONU femmes. Aujourd’hui donc l’objectif est clair selon toujours le même communiqué : c’est de renouveler ces engagements, renforcer des mesures et augmentation des ressources pour instaurer l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits fondamentaux des femmes et des filles.
Dans le pays, cette campagne « aller au-delà de 30% » se lance ce vendredi le 23 mai 2014 dans 2 provinces. Il s’agit de la province Bubanza qui est parmi celle les plus touchées par les violences basées sur le genre, et celle de Muramvya qui est l’une des provinces dirigée par une femme.




