
Poursuivis pour autres atteintes à la sureté intérieure de l’Etat, trois membres du parti Uprona en Commune de Giteranyi ont passé cinq nuits à la prison centrale de Muyinga. L’information diffusée à la radio Bonesha FM sur une probable distribution d’armes à Giteranyi, c’était la motivation de leur arrestation.
Jean Baptiste NIYONGABO, deuxième secrétaire du parti UPRONA en Commune Giteranyi, Marie MINANI représentante du même parti en zone Ruzo et Bosco MAJAMBERE, simple membre, voilà les hommes qui sont libres depuis lundi soir après cinq jours de détention à la prison centrale de Muyinga.
Ils sont poursuivis pour autres atteinte à la sureté intérieure de l’Etat conformément à l’article 602 du code pénal burundais. L’alinéa 2 du même article parle des personnes passibles d’un emprisonnement allant de deux mois à trois ans ou d’une amande de plus de cinquante mille francs, la diffusion de faux bruits de nature à alarmer la population ou à les exciter contre les pouvoirs publics ou à la guerre civile ou encore la diffusion des rumeurs sont évoqués dans les alinéas 2 et 3 de l’article 602.Ces militants de l’UPRONA ont été arrêtés depuis le 22 mai.
Une information diffusée sur la radio Bonesha FM, c’est le point de départ de l’acharnement des administratifs à Giteranyi contre ces personnes pointées du doigt comme étant des personnes ressources de ladite radio.
L’information qui a suscité la colère des administratifs faisait état d’une probable distribution d’armes aux jeunes du parti au pouvoir en commune Giteranyi.
Au parquet de Muyinga, on se refuse de déclarer si le dossier est classé sans suite. Les enquêtes continuent, précision d’Ernest NDUWIMANA Procureur de la République à Muyinga. Il s’agit d’une libération provisoire.
Du deux poids, deux mesures
Telle est l’analyse faite par certains défenseurs des droits humains à Muyinga. C’est un bon geste de la part de la justice à Muyinga. Le code pénal et le code de procédures judiciaires doivent être appliqués de la même manière sur tout le territoire national. A ce sujet, le représentant de l’APRODH à Muyinga et celui de l’AVDP dans la même province trouvent que M. Claver MBONIMPA, président de l’APRODH devrait avoir déjà bénéficié aussi de la libération. Il est en prison pour ses révélations sur des probables entrainements militaires en faveur de certains jeunes burundais sur le sol congolais. Pourquoi ne pas le libérer et continuer les enquêtes sans empiéter sur ses droits ? Interrogation sans réponse, mais aux lèvres des défenseurs des droits humains à Muyinga.
Le journaliste correspondant de la RPA à Muyinga va de nouveau comparaitre au parquet de Muyinga ce vendredi. Le Gouverneur de la province de Muyinga et le commissaire de police dans la même province ont déposé une plainte contre lui. Il a fait un reportage sur une probable manipulation d’un de ces upronistes relaxés afin de charger certains acteurs politiques et quelques journalistes comme étant des instigateurs de fausses informations sur la distribution d’armes. Le Gouverneur demande au parquet de punir le journaliste pour mensonge.
Le journaliste Alexis dit être prêt à se défendre devant le juge, il a des preuves que le gouverneur a fait sortir du cachot de police M. Marie pour lui offrir à boire et à manger au restaurant et au cabaret et cela pendant la nuit.




