
Le conseil de Fondation Prix Henri Dunant se dit consterné par la détention du président de l’Aprodh. Cette fondation précise dans son communiqué, qu’elle a octroyé à Pierre Claver Mbonimpa, le prix Henri Dunant 2011 pour son engagement indéfectible en faveur des droits humains et des principes humanitaires proclamés par Henri Dunant, fondateur de la croix rouge.
« C’est avec consternation que les membres du conseil de Fondation Prix Henri Dunant ont appris l’arrestation dans la nuit du 15 au 16 mai 2014 à l’aéroport international de Bujumbura, de Pierre Claver Mbonimpa », peut-on lire dans le communiqué de ce conseil.
Ce conseil se dit persuadé que Pierre Claver Mbonimpa est toujours resté fidèle aux principes de son engagement en faveur des droits humains. D’après les charges qui ont été retenues contre lui, M. Mbonimpa aurait été arrêté en raison des déclarations qu’il a faites le 06 mai dernier pour dénoncer l’armement des jeunes burundais. « Le conseil de Fondation Prix Henri Dunant ne saurait imaginer que M. Mbonimpa ait pu se livrer à une activité susceptible de tomber sous le coup de la loi », poursuit le même communiqué.
Le conseil de Fondation Prix Henri Dunant déplore que sa lettre adressée aux autorités burundaises est presque passée inaperçue. Ce conseil précise avoir adressé le 23 mai de cette année, une lettre aux autorités burundaises pour demander la libération du président de l’Aprodh et d’abandonner les poursuites engagées contre lui, mais que sas lettres est restées sans réponse.
Ce conseil fait savoir dans son communiqué qu’il a décidé de déclarer publiquement et solennellement son soutient à M. Pierre Claver Mbonimpa. Il réitère aussi sa demande de libération immédiate et d’abandon de toutes les poursuites engagées contre lui.
Le prix Henri Dunant qui a été décerné à Pierre Claver Mbonimpa en 2011 a pour but de récompenser des personnes ou des organisations qui œuvrent de façon remarquable pour l’approfondissement, le rayonnement et le renouvellement des idées et des engagements d’Henri Dunant.
Le président de l’Aprodh est détenu à la prison centrale de Mpimba depuis le 16 mai dernier. Il est poursuivi pour atteinte à la sureté intérieure et extérieure du pays. C’est après qu’il ait été intempestivement convoqué par la police judicaire. L’interrogatoire à chaque fois sur ses révélations relatives aux jeunes burundais qui ont fait des entrainements para militaire en République Démocratique du Congo. Il avait promis de répondre présent à toute convocation pour donner plus d’éclaircissement sur ce dossier.
La Société civile burundaise vient de lancer une pétition pour exiger les enquêtes sur cette information. Lundi dernier, la chambre de conseil du Tribunal de Grande Instance en mairie de Bujumbura a confirmé la détention du président de l’Aprodh. La comparution dans la chambre de conseil de la Cour d’appel de Bujumbura est prévue pour ce jeudi le 05 juin 2014.




