Pierre-Claver Mbonimpa devant la chambre de conseil de la cour d’appel

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    Le président de l’Association pour la défense des droits humains et des détenus a été entendu par la chambre de conseil de la cour d’appel. La cour d’appel de Bujumbura a moins de 48 heures pour infirmer ou confirmer la détention de Pierre Claver Mbonimpa.

    Vers 10 heures, Pierre Claver Mbonimpa est arrivé à la cour d’appel de Bujumbura en tenue de détenus accompagnés de ces geôliers. Il était venu à bord de la camionnette de la direction générale des affaires pénitentiaires.

    Au sortir de l’audience dans la chambre de conseil, Me Antoine Nzobandora a souligné que le siège les a bien écoutés et qu’ils attendent que leur client sorte de prison.

    « Il y a écart énorme entre les sanctions dirigées contre la personne de Pierre Claver Mbonimpa à savoir l’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. L’article 529 contenu dans le livre deux du code pénal précise que l’individu est sanctionné lorsqu’il a commis des infractions palpables mais mon client n’a rien commis de visibles », a-t-il souligné.

    Pour lui, l’arrestation et l’incarcération de Pierre Claver Mbonimpa ont été fait à la va vite et en violation de la loi. « C’est au plus profond de l’abime qu’il faut croire à la lumière, nous croyons que notre client aura droit à la libération de la prison », a-t-il ajouté.

    Ce procès était au départ attendu vendredi prochain mais il a eu lieu ce jeudi. Les défenseurs des droits humains nationaux et internationaux et les diplomates onusiens, européens et africains ont déjà émis leurs inquiétudes par rapport aux informations sur la distribution d’armes et la formation militaires en République Démocratique du Congo dans lesquels sont cités certains burundais.

    Le président de la république du Burundi en visite en France depuis ce mardi a qualifié archi-faux ces propos qui ont valus la prison à Pierre Claver Mbonimpa.

    Quant à sa renommée internationale qui contraste à son incarcération au regard de sa contribution dans la promotion des droits humains au Burundi depuis plus de 20 ans, Pierre Nkurunziza a indiqué qu’il devra répondre en justice. « On n’est pas ce qu’on était, on est ce qu’on devient » a souligné le président de la république du Burundi qui a aussi interpellé tout le monde à faire preuve de patience quant à décision qui sera rendue par la justice sur le dossier Mbonimpa.

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