Le Symabu demande l’intervention du Président de la République

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    Le Syndicat des Magistrats du Burundi vient d’adresser une lettre au Président de la République du Burundi.

    Dans leur correspondance, les leaders provinciaux de ce syndicat accusent le Ministre de la justice d’immixtion dans le fonctionnement de ce syndicat et de proférer des menaces à l’endroit de ses représentants.

    L’ingérence dont le Ministère de la justice fait preuve se manifeste par quelques observations que relèvent ces syndicalistes dans leur correspondance :

    D’abord c’est le refus de reconnaitre l’organe dirigeant du Symabu issu du congrès du 16 /02/2014, ensuite c’est l’imposition faite au président de la commission électorale ad hoc de ce congrès de produire un second procès verbal « erroné », enfin l’exigence pour qu’il y ait un autre congrès électif.

    Selon cette correspondance, le ministère de la justice se sert aujourd’hui d’un second procès verbal « erroné » pour réfuter les organes dirigeants issus dudit congrès alors qu’un autre procès verbal datant du 22 /02 /2014 sanctionnant les travaux de ce congrès lui avait été transmis.

    « Il ne manque pas de recourir à des magistrats non syndiqués pour tenter de déstabiliser le bon fonctionnement des activités du syndicat » ; poursuit leur correspondance.

    Ce syndicat rappelle aussi à travers ce document que la convention numéro 87 du Bureau International du Travail sur la liberté syndicale ratifiée par le Burundi interdit toute immixtion de l’employeur dans le fonctionnement des syndicats de ses employés ; et le code du travail burundais réaffirmant ce principe dans son article 269.

    Vendredi dernier, après la présentation du rapport trimestriel des réalisations du ministère de la justice en province Gitega, le président du Symabu a été exclu d’une réunion de service.

    « Pourtant dans cette réunion était convié tout le personnel du ressort de la Cour d’Appel de Gitega », précise la même source.

    Le même jour le ministre de la justice a déclaré que le président et le vice président du Symabu feront l’objet de sanctions pour leurs « activités subversives » à l’encontre du Ministère de la justice.

    Le porte parole du Ministère de la justice parle plutôt d’un problème interne au sein du Symabu.

    « Le Ministère a reçu un procès verbal qui montre qu’il y aura d’autres élections parce que les membres de ce syndicat n’avaient pas validé les 1ers résultats », a déclaré Déo Ruberintwari.

    Concernant l’action répressive à l’endroit du président du symabu qui a été instruit par le ministre de la justice selon la correspondance du symabu, il dit que seul le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega sait pourquoi il l’a convoqué parce que le Ministère ne s’ingère pas dans l’instruction de ce dossier.

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