Les semences sélectionnées sont un défi pour le Burundi

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    Au troisième jour des états généraux de l’agriculture et de l’élevage, les débats ont tourné autour du manque d’intrants agricoles et de semences sélectionnées en vue d’accroitre le rendement agricole au Burundi.

    La plupart de cultivateurs ont souligné que le paysan sur la colline ne parvient pas à avoir des semences de qualité en raison de la faible quantité mise d’une part à la disponibilité des collines et du faible traitement salarial réservé à un agronome sur la colline.

    Mensuellement, il a droit à 30 milles francs, soit moins de 20 dollars. Pour pallier à ces conditions de vie précaires, certains mettent en vente les semences sélectionnées qui ont été mises à leur disposition au profit de la population pour leurs propres intérêts.

    «Soyons logique comment un agronome peut aller conserver les semences au niveau des directions provinciales pour l’agriculture et l’élevage au moment il n’a rien à mettre sous la dent. C’est pourquoi ils sont acculés à les vendre », a-t-il souligné.

    Le nombre d’agronomes est aussi insuffisant sur le territoire national, selon encore une fois ces participants.

    L’une des solutions pour eux est l’augmentation du salaire mensuel pour ces hommes et femmes œuvrant dans ce domaine sur les collines du pays.

    Pour pallier la rareté des semences sur l’échiquier national, ces participants proposent la création d’un forum national des cultivateurs qui se chargeraient de multiplier les semences.

    Dans l’entre temps le directeur général de l’agriculture Ir Salvator Sindayihebura qualifie de mensonge les reproches faites contre ces hommes et femmes agronomes. Il a indiqué qu’avant de distribuer ces semences, les directions provinciales mettent à la disposition de chaque agronome un nombre de kilos de semences bien connus.

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