
« Le ministère de l’intérieur n’autorisera jamais des manifestations pour des dossiers en cours d’instruction devant les juridictions et nous demandons aux administratifs de refuser des manifestations systématiques de ce genre » ce sont les propos du ministre Edouard en réponse à la déclaration préalable que les organisations de la société civile ont adressée au ministre de tutelle. Elles informent à Edouard Nduwimana à travers cette déclaration préalable qu’elles vont faire une marche manifestation pacifique comme le leur reconnait la loi.
Au cours d’un point de presse de ce mercredi à propos de cette déclaration préalable à partir de laquelle elles envisagent faire cette marche pacifique, Edouard Nduwimana a souligné d’ores et déjà que les organisations de la société civile sont en grève au regard des comportements qu’elles affichent ces derniers jours.
A chaque fait de société, la tendance pour la société civile et certains partis politiques est de se jeter dans les rues. Pour Edouard Nduwimana la marche de soutien à Pierre Claver Mbonimpa envisagée par les organisations de la société civile est ni plus ni moins une révolte puisque le dossier se trouve pour le moment dans les mains de la justice burundaise.
Les mêmes organisations ont recommandé à leurs membres de porter des couleurs vertes en soutien à ce défenseur des droits humains. Le port des habits par les membres de la société civile est synonyme de manifestation est prouve le mécontentement de ces derniers selon Edouard Nduwimana.
Jusqu’à présent les organisations de la société n’ont pas encore réagi par rapport à cette sortie médiatique d’Edouard Nduwimana. Elles envisageaient seulement faire cette marche manifestation ce vendredi. Les médias, les organisations de la société civile comme le Forum pour la conscience et le développement, et bien d’autres avaient déjà donné leurs habits à leurs membres.
Pierre Claver Mbonimpa se trouve sous les verrous depuis le 16 mai 2014. Il est accusé d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. Ce défenseur des droits humains au Burundi a indiqué sur les médias preuves à l’appui que certains burundais sont en République Démocratique du Congo et à l’intérieur au pays pour apprendre à manier les armes.




