CVR : La société civile veut éviter l’échec de l’ADC

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    « Il y a certes une société civile plurielle au Burundi mais notre ambition est voir que cette commission composée d’hommes et femmes à la hauteur de leur tâches. Nous estimons que l’Assemblée Nationale choisira des personnes qui sont à la hauteur des missions de la CVR, ce sont les propos de Vital Nshimirimana ce mardi.

    Au cours d’une conférence de presse de 16 organisations de la société civile sur la polémique entre les politiques et les autres parties prenantes autour du choix des membres de la Commission Vérité et Réconciliation, ces organisations ont encore une fois souligné qu’ils s’inscrivent en faux contre la loi sur la CVR promulguée par Pierre Nkurunziza le 15 mai 2014. Cependant, ils ont appelé leurs membres à déposer leurs dossiers à l’Assemblée Nationale même si elles reprochent à la CVR d’être lacunaire.

    L’Alliance Démocratique pour le Changement a abandonné sa course aux élections en 2010. Cela n’a pas été utile pour les membres de l’ADC qui se retrouvent bientôt 5ans à l’écart dans tout débat sur la vie politique nationale selon les observateurs.

    En appelant ses membres à déposer leurs dossiers à 3 jours de la fin de ce travail, la société civile a jugé bon de suivre le processus de la CVR. En tous cas la société semble en avoir tiré une leçon comme l’ a souligné un membre de la Ligue Iteka en aparté.

    « Après une rencontre, nous avons jugé bon de continuer à suivre le processus de la CVR », a indiqué Vital Nshimirimana le délégué général du Forum pour le Renforcement de la Société civile sans jamais faire mention d’une leçon qu’il aurait tiré de l’ADC au moment où certains des membres de la société ont souligné le comportement de l’ADC en 2010 leur a constitué plutôt une leçon.

    Alors que les groupes parlementaires Uprona et Frodebu Nyakuri ont boycotté le comité ad hoc chargé de présélectionner les 33 membres de la CVR, ces organisations appellent tous les groupes parlementaires à suivre le processus du choix de ces membres pour l’intérêt du pays.

    Selon eux, ces députés devraient rendre public les noms de ces personnes pour que les burundais disent ce qu’ils connaissent de leur passé avant que le parlement choisissent parmi eux 11 personnes crédibles membres de ladite commission. Ces organisations estiment que la patience et la minutie devraient prendre une place privilégiée dans le choix de ces personnes.

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