Le sous-secrétaire général des NU aux Droits de l’homme au Burundi

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    Le Sous-secrétaire-général des Nations Unies aux droits de l’homme, Ivan Simonovic, effectuera une visite au Burundi du 25 au 27 juin 2014, « axée sur la situation des droits de l’homme dans le pays notamment en vue des élections de 2015 », selon un communiqué du bureau des nations Unies au Burundi BNUB, transmis par voie électronique ce mardi.

    « Au cours de son séjour, M. Simonovic sera reçu en audience par le Président du Burundi et aura des entretiens avec des membres du Gouvernement. De même, il s’entretiendra avec le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) et des représentants d’organisations de la société civile et des médias burundais » selon ce communiqué.

    Pour clore sa visite vendredi, une conférence de presse est prévue, à la fin de la visite du Sous-secrétaire-général des Nations Unies aux droits de l’homme, qui, d’ailleurs avait visité le Burundi en 2012.

    [En mai 2012->https://isanganiro.org/spip.php?article1578], le sous secrétaire général des Nations Unies Ivan Simonivic avait soulevé des inquiétudes sur le non respect des droits de l’homme bien que le pays avait fait quelques pas en avant. Des cas d’assassinats politiques ciblés avaient sensiblement diminués en une année.

    « Les tueries ciblées » avaient sensiblement diminué, passant de 61 en 2011 à 8 en 2012, avait-il dit en 2012.

    Cependant, il avait martelé que même un seul cas d’assassinat ciblé est un cas de trop qui doit inquiéter les Nations Unies.

    Cependant, malgré ce pas franchi en matière de diminution des cas d’assassinats ciblés à caractères politiques, Simonivic avait fait savoir que seuls huit cas avaient été enquêtés d’une façon complète, tandis que les autres restaient pendants.

    A cette époque Ivan Simonivic avait aussi un message clair à l’endroit de ceux qui croyaient en un pardon à des crimes contre l’humanité.

    Il avait qualifié impardonnable « les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et crimes de guerre », appelant les politiciens burundais à le comprendre comme ça.

    Il avait même demandé la mise sur pied des mécanismes de justice transitionnelle pour enquêter sur tous ces cas.

    Cette visite coïncide avec la préparation des élections de 2015, au moment où les organisations politiques de l’opposition parlent d’un espace politique verrouillé.

    Elle coïncide aussi à la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation, une commission qui divise les politiques et même la société civile du Burundi.

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