
Le député Kalenga Ramadhan a plaidé pour ce qu’il a qualifié de ‘’renforcement du cadre légal des médias au Burundi’’ et au renforcement des capacités des journalistes pour donner plus de poids à la démocratie dans ce pays d’Afrique centrale.
Lors d’un atelier des acteurs politiques sur les élections prévues en 2015 organisé en faveur des parlementaires burundais ce jeudi soir , le député élu dans la circonscription de Bururi a souligné qu’il a été scandalisé par les déclarations des responsables des médias autour du soutien qu’ils veulent apporter au défenseur des droits humains au Burundi.
Pour lui, un tel comportement est contraire au code de déontologie de la presse dans les pays à sa connaissance.
« Je n’ai jamais vu dans mon cursus de professionnel des médias une seule presse qui appelle la population à signer une pétition de soutien à qui que ce soit sauf dans le cas d’une menace contre l’exercice du métier » a-t-il indiqué.
Pour ce député élu dans la circonscription de Bururi, les burundais et la communauté internationale devraient savoir que les médias font des dérapages dans l’exercice de leurs métiers ces derniers jours.
En réaction à cette critique d’un membre influent dans le parti au pouvoir, le président de l’Association Burundaise des Radiodiffuseurs a souligné la réaction des médias est tout à fait logique.
De la part de Vincent Nkeshimana, les Burundais n’ont pas raison de se taire au moment où des faits de guerre font parler d’eux en République démocratique du Congo.
En moins qu’il n’ignore les faits qui sont là, au Burundi comme ailleurs les journalistes prennent position face à une situation qui fait parler d’elle dans un pays à un certain moment, de la part du président du l’ABR.
Pour Vincent Nkeshimana, la réaction de Kalenga Ramadhan fait partie de stratégie d’étouffement de la vérité.
« Je vais dire tout simplement aux journalistes de ne pas se laisser distraire » a-t-il indiqué.
Cette réaction du député Kalenga Ramadhan a eu lieu au moment où les médias et la société civile ont été refusés d’organiser une manifestation pacifique de soutien à la libération de Pierre Claver Mbonimpa dont l’audience publique est attendu le 4 juillet.



