
Les Nations Unies ont déclaré être préoccupées par la « forte augmentation des autres formes de violence à motivation politique impliquant les Imbonerakure, l’aile des jeunes du parti au pouvoir » au Burundi.
Ivan Simonovic est le Secrétaire Général Adjoint aux Droits de l’Homme. Il est en visite de traille au Burundi, une deuxième depuis 2012. Selon lui, le pays avait fait un pas en avant, en ce qui est de la diminution des cas d’exécutions extrajudiciaires, mais regrette que les jeunes Imbonerakure se soient illustré dans des actes de violation des droits de l’homme.
Selon lui, « les formes de violence à motivation politique » imputables aux jeunes du parti au pouvoir ont doublé en une année appelant le gouvernement « à respecter pleinement les droits civils et politiques et de faire en sorte que les auteurs de violence politique soient tenus responsables ».
Ivan Simonovic qui visite le Burundi pour trois jours avait déploré en 2012 des exécutions extrajudiciaires et avaient demandé le gouvernement de punir ceux qui se rendront coupables de ces exécutions ? Combien ont été punis pour ça ? Pas toujours de réponse, mais ici, le haut cadre des Nations Unies souligne que la synergie entre les Nations Unies, l’Union Africaine et même la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs est en action pour éviter le pire au Burundi.
Ces derniers jours, il souligne que les Nations Unies, à travers le Conseil de Sécurité se sont réunis plusieurs fois sur le Burundi et celles-ci ont même dépêché pas mal d’envoyés spéciaux pour montrer les inquiétudes en rapport avec les violations des droits de l’homme au Burundi.
En avril cette année, un câble confidentiel de l’ONU avait accusé certains éléments des forces de l’ordre de distribuer des armes aux jeunes du parti au pouvoir en leur offrant aussi des séances d’entrainement militaires.
Bien que le Gouvernement avait refusé de mener des enquêtes sur ces allégations, le BNUB, lui avait souligné avoir voulu tirer la sonnette d’alarme, regrettant que la correspondance des Nations Unies avait perdu sa voie normale et s’est retrouvé dans une place publique.




