Vendredi vert pourrait s’étendre en faveur des autres prisonniers

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    Les organisations engagées dans la campagne «Vendredi vert» interpellent le siège qui statuera sur le procès du président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains et des Détenus à dire le droit en faveur de Pierre Claver Mbonimpa le 4 juillet 2014, jour attendu pour l’audience publique.

    Dans une interview que Pacifique Nininahazwe, le président des organisations engagées dans la campagne «Vendredi vert» il a estimé que l’incarcération de Pierre Claver Mbonimpa pendant plus de 40 jours n’honore pas le Burundi et les Burundais.

    Selon lui, l’œuvre de Pierre Claver Mbonimpa est de renommée internationale et ses qualités sont sans conteste. « Les burundais et le Burundi boivent la honte de la communauté nationale et internationale à cause de son incarcération au regard de son implication dans la promotion des droits humains au Burundi », a souligné Pacifique Nininahazwe.

    Au moment où le Burundi s’apprête à célébrer les 52 ans d’indépendance du Burundi, le responsable de la campagne dénommée vendredi vert a demandé au président de la république du Burundi de laisser la justice burundaise se faire honneur en laissant la justice de ce pays indépendante pour le bien de ce pays et de son peuple. « Nous estimons que ce que le président de la république du Burundi pourrait léguer au Burundais de plus important est l’indépendance de la justice.

    Ce faisant, il aura légué au peuple ce que les autres présidents qui l’ont succédé n’ont jamais fait », a encore une fois indiqué Pacifique Nininahazwe. Pour lui, le monde nous évalue aussi les imperfections de la justice burundaise à travers ce procès.

    Pacifique Nininahazwe a indiqué que même si Pierre Claver Mbonimpa serait libéré, ils sont en train d’évaluer s’ils ne pouvaient continuer à plaider pour la libération des autres défenseurs des droits humains et d’autres victimes d’injustice dans ce pays . « Nous sommes entrain de voir si la campagne vendredi vert ne pourrait s’entendre sur les gens comme Hussein Radjabu, les jeunes arrêtés chez Nyakabeto, les membres du MSD et bien d’autres », a-t-il souligné.

    Pierre Claver Mbonimpa vient de passer plus 40 jours sous les verrous. L’arbre qui cache la foret en matière de défense des droits humains au Burundi selon les observateurs est accusé d’avoir livré une information relative à distribution d’armes à certains Burundi et à la formation militaires de certains burundais en République Démocratique du Congo.

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