
« 20 ans de l’Anss, c’est tout simplement prendre la personne comme une personne, 20 ans de l’Anss c’est voir une génération sans sida, 20 ans de l’Anss c’est la solidarité internationale, et la preuve c’est les personnes qui sont à coté de moi qui ont été avec nous depuis le début de la lutt,e et qui ont voulu célébré avec nous, et c’est la fierté pour l’Anss , pour le Burundi et pour le monde entier »,a déclaré Jeanne Gapiya (voir la photo), dans son discours marquant le 20e anniversaire de cette organisation.
La fondatrice de l’Association Nationale de Soutient aux Séropositifs et malades du sida assure que c’est possible d’avoir une génération sans sida au Burundi.
Selon elle, si cette génération est possible en France, au Maroc ou ailleurs, c’est aussi possible au Burundi.
« Ce qu’il faut, c’est cette volonté, cet engagement qui, évidemment commence par le gouvernement, ça veut dire l’engagement concret, c’est-à-dire mettre les moyens », a-t-elle précisé.
Jeanne Gapiya dit aussi qu’il faut que les politiques et les décideurs en parlent, qu’ils s’engagent à aller et dire les choses qu’on appelait autrefois « tabou », où on se cachait derrière les cultures, mais rappelle aussi que la lutte contre le sida doit mettre de côté les cultures, les religions, « parce que c’est tout simplement la lutte contre le sida » .
Donc, d’après cette activiste, une génération sans sida au Burundi est possible à condition que tout le monde s’y mette, et que chacun en fasse son devoir car c’est le seul moyen qu’on peut éradiquer le sida au Burundi.
Cet anniversaire a été marqué par la présence de certains partenaires nationaux et internationaux, dont la représentante de l’organisation Aid ; qui fut le 1er partenaire international de l’Anss.
Le docteur Myriam, représentante de l’association Aid, sans laquelle l’Anss n’aurait pas vu le jour comme elle l’a indiqué, salue les réalisations de cette organisation durant les 20 ans d’existence.
« Les 20 ans de l’Anss sont un succès de lutte contre le sida au niveau international », a annoncé la représentante de l’organisation Aid.
Malheureusement, Madame Myriam déplore que tout le monde sait comment arrêter l’épidémie du sida mais que personne ne le fait pas tout de suite.
Malgré cela ; elle promet que ces organisations vont continuer la lutte contre le sida en améliorant même leurs prestations.
Madame Myriam fait savoir que ces organisations vont intensifier le combat pour l’accès au traitement de l’hépatite c.
Elle dit qu’il y a des milliers de personnes dans tout le pays qui meurent de cette maladie alors qu’il existe un traitement qui n’a pas d’effets secondaires, mais qui coûtent 1000 dollars le comprimé (100000 dollars le cure).
Donc selon elle, le combat continue car les laboratoires n’offriront pas gratuitement ces médicaments.
Elle demande au gouvernement de garder dans son agenda la lutte contre le sida car il ne faut pas toujours compter sur les aides internationales.



