La Commission Africaine des Droits de l’Homme veut la libération de P C Mbonimpa

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    La commission africaine des droits de l’homme et des peuples condamne le maintient en détention préventive du président de l’Aprodh, récemment décidé par le tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura. Dans un communiqué de presse de ce lundi ,cette commission s’indigne par le fait que cette décision ait été prise au mépris d’une circulaire du ministre de la justice du 27 février 2014 exemptant de détention préventive les personnes âgées de plus de 60 ans ou souffrant de maladies chroniques et dont l’application devrait profiter à P C Mbonimpa.

    La rapporteuse spéciale de cette commission rappelle que l’arrestation de P C Mbonimpa en date du 16 mai dernier, faisait suite à son investigation et ses déclarations aux médias sur les centres d’entrainement des jeunes burundais à l’Est de la République Démocratique du Congo. Elle fait savoir dans le même communiqué que ces préoccupations avaient été également soulevées par le Bureau des nations unies au Burundi, en soulignant que la militarisation des jeunes burundais constituait une menace majeure pour la paix au Burundi.

    Me Reine Alapini-Gansou, rapporteuse spéciale au sein de ladite commission considère ce maintient en détention comme un harcèlement judicaire à l’égard de P C Mbonimpa, « acte qui ne vise qu’à intimider les défenseurs des droits de l’homme et à restreindre leurs activités ».

    Elle invite le gouvernement burundais à prendre toutes les mesures idoines en vue de libérer sans condition le président de l’Aprodh. Cette commission, via sa rapporteuse ; exhorte en outre les autorités judicaires à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de faire la lumière sur le dossier relatif à l’existence des centres des jeunes burundais à l’Est de la RDC.

    Dans le même communiqué, cette commission indique qu’elle souhaite rappeler au gouvernement burundais ses obligations et responsabilités au titre des instruments régionaux et internationaux dûment ratifiés par la République du Burundi, notamment la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Elle l’invite en outre à se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies ainsi que les Déclarations de Kigali et le Grand Bay sur les défenseurs des droits de l’homme.

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