
Le président de l’Aproh Pierre Claver Mbonimpa est maintenu en prison selon l’une des ses quatre avocats, Mme Caritas Niyongere.
Joint par téléphone, elle souligne que la décision est tombée ce lundi, 48heures après sa mise en délibérée par la Cour d’Appel de Bujumbura.
La défense avait demandé la libération provisoire de Pierre Clave Mbonimpa, militant défenseur des droits de l’homme avançant notamment son âge avancé (66 ans) et sa maladie incurable (le diabète), selon ses avocats qui citaient des lois en vigueurs au Burundi.
Pierre Claver Mbonimpa, lauréat du prix Henri Dunant en 2007 avait été arrêté le 15 mai 2014 à l’aéroport international de Bujumbura quelques jours après ses déclarations selon lesquelles, des jeunes burundais seraient en train d’être entrainés au Congo.
Tout en refusant des enquêtes neutres sur ces allégations, le pouvoir avait qualifié de ces informations de montages.
Les organisations de la société civile et les médias eux ne semblent pas baisser les bras. Le weekend dernier, ils ont remis des fardes contenants des milliers de signatures au Bureau des Nations Unies, la RDC (via son ambassade à Bujumbura), l’Union Africaine, et d‘autres organisations de procéder aux enquêtes sur les allégations des entrainements des jeunes burundais à l’est du Congo.
Au total 19.000 signatures avaient été rassemblées pour demander les enquêtes sur la présence des jeunes burundais en RD Congo et leurs supposés entrainements militaires.




