Le président de l’Adc Ikibiri devant le Tribunal de Grande Instance

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    Léonce Ngendakumana a comparu ce mardi en audience publique devant le Tribunal de Grande Instance en Mairie de Bujumbura. Le président de l’Adc Ikibiri est poursuivi pour 3 chefs d’accusation dont l’imputation dommageable, la dénonciation calomnieuse contre le parti Cndd fdd et la radio Rema fm ainsi que l’infraction d’aversion raciale.

    Toutes ces infractions ont été soulevées sur base de la lettre que Léonce Ngendakumana a adressée au Secrétaire Général des Nations Unies le 06/02/2014.L’objet de cette lettre était « la prévention d’une catastrophe humanitaire en perspective au Burundi ».

    D’après les plaignants, qui sont la radio Rema fm et le parti Cndd fdd, certains passages de cette lettre contiennent des imputations dommageables à leur encontre. Leurs plaintes se basent surtout sur le 9eme paragraphe de cette lettre.

    « En effet, le plan Safisha qui veut dire nettoyer, la création d’un milice Imbonerakure à l’instar des Interahamwe au Rwanda, la radio Rema fm du Cndd fdd qui véhicule les enseignements similaires à ceux de la Radio mille collines du Rwanda, la manipulation du pouvoir Cndd fdd par une poignée de gens comme au Rwanda sous le règne de Juvénal Habyarimana……. », peut-on lire dans le 9e paragraphe de cette lettre de Léonce Ngendakumana.

    Pour toutes ces accusations, Léonce Ngandakumana a plaidé non coupable. Il a d’ailleurs demandé au tribunal de ne pas le poursuivre en sa personne mais en tant que président de l’Adc Ikibiri, au nom de laquelle il a écrit cette lettre.

    La personnalité juridique de cette alliance a été remise en cause et par le ministère public et par les parties civiles. Léonce Ngendakumana a exposé toutes les dispositions de la Constitution qui légitiment selon lui l’Adc Ikibiri. « De surcroit voilà les lettres qui m’ont été adressées par différentes personnalités en tant que président de l’Adc Ikibiri », a montré Léonce Ngendakuman au siège.

    Concernant les jeunes Imbonerakure qui se comporteraient comme les Interahamwe, Léonce Ngendakumana s’est défendu en rappelant les cas où ces jeunes du parti au pouvoir ont défilé devant les autorités du pays, « et surtout en tenue militaire », a-t-il souligné.

    Le ministère public a requis contre Léonce Ngendakumana 5 ans de servitude pénale et 100.000 frs d’amende. Les avocats du Cndd fdd ont requis un dédommagement de 10.000.000 frs, tandis que ceux de la radio Rema fm ont requis un dédommagement de 100.000.000 frs. L’issue du procès est attendue d’ici 30 jours.

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