
Un seul condamné sur plus d’une dizaine dans l’affaire Ernest Manirumva avait été informé des griefs de la partie civile dans le procès en audience publique de ce jeudi. Le procès a été reporté sine die puisque la partie civile a estimé nécessaire la présence des condamnés.
La confrontation au cours de ce procès n’a duré que moins d’une trentaine de minutes. La partie civile a d’abord exigé que les normes de formes soient remplies avant d’entrer dans le fond.
Les avocats de la partie civile en occurrence l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques et la Famille de feu Ernest Manirumva ont indiqué que pour que la justice soit équitable, les condamnés que cette organisation qualifie de bouc émissaires devraient être présents.
Le siège n’a pas tellement répliqué à part qu’il a écouté les 5 avocats donné leurs arguments. Près de 30 minutes après, le siège a reporté le procès à plus tard.
Au sortir de cette audience, les avocats de la partie civile avaient une lecture mitigée autour de l’absence de cette dizaine de condamnés. Pour l’avocat d’Hilaire Ndayizamba, la question est à poser aux responsables de l’administration pénitentiaire qui seuls ont le droit de statuer, d’accorder ou non les permissions de sortie de prison aux détenus.
Les avocats de l’OLUCOME ont précisé qu’à leur connaissance Hilaire Ndayizamba n’a pas interjeté appel après sa condamnation de peine perpétuité, son avocat a indiqué que la question ne devrait être une préoccupation pour toutes les parties. « Il interjettera appel quand il en aura besoin », a-t-il souligné.
De sa part, l’avocat de l’OLUCOME a parlé de surprise désagréable. Me Janvier Bigirimana a souligné qu’à sa connaissance les 10 condamnés devraient préalablement être informés du contenu des plaidoiries de l’OLUCOME. Il a regretté que seul Hilaire Ndayizamba en a été informé alors qu’il a n’avait même pas porté plainte.
Jusqu’à présent, la partie civile plaide pour que les enquêtes du FBI selon lesquelles certaines hautes autorités de la police et du Service National des Renseignements auraient eu leur part de responsabilité dans l’exécution d’Ernest Manirumva Vice président de l’Olucome fassent objet de matière dans la recherche de la vérité auprès du ministère public.
Ernest Manirumva a été tué le 9 avril 2009. Jusqu’à présent la lumière sur sa mort reste entachée de zones d’ombres. La société civile continue à réclamer bec et ongle la justice.
Le numéro 2 de l’OLUCOME à l’époque aurait été tuée suite à des enquêtes qu’il faisait autour de l’achat des armes par Bujumbura qui n’ont pas jamais parvenu dans les instances habilitées et les détournements des vivres par la police nationale.




