
Les avocats du président de l’Aprodh se disent surpris une fois de plus de la décision du juge du Tribunal de Grande Instance en mairie de Bujumbura qui vient de lui refuser de nouveaux la liberté provisoire malgré son état de santé critique.
Au cours d’un point de presse animé par 3 de ses Avocats ce lundi, ils ont plutôt annoncé qu’ils gardent l’espoir sur le travail de la commission médicale qui va produire son rapport d’ici 10 jours et sur base duquel la liberté provisoire pourra lui être accordée.
« Le fait que le juge ait accepté que cette commission médicale soit mise sur pied nous donne l’espoir, parce que si cette expertise, dont nous ne doutons pas même pas, va conclure que notre client est malade comme d’aucun le sait, nous pensons alors que le juge pourra lui accorder la liberté provisoire », a assuré Maitre Antoine Nzobandora.
Toutefois, les avocats de P C Mbonimpa s’étonnent des contradictions mentionnées dans l’acte de signification du jugement qui a été produit. Selon Maitre Antoine Nzobandora, d’une part le juge n’accepte pas qu’il y a eu de débats contradictoires en audience publique, mais d’autres parts il accepte qu’une commission médicale soit mise sur pied.
« Le juge, alors qu’il a accepté de conduire les débats jusqu’à leurs termes, il a spectaculairement dit qu’il n’y a pas eu de débats », s’est étonné Maitre Antoine Nzobandora.
Dans le même acte de jugement, le juge reproche aux avocats de P C Mbonimpa de ne pas avoir la qualité de comparaitre et le représenter pendant l’audience publique. Mais sa défense se demande alors d’où le juge aurait accepté la mise sur pied de la commission médicale.
Selon toujours la défense du président de l’Aprodh, avec un jugement comme celui qui a été rendu, il y avait moyen de faire appel de cette décision, mais elle a décidé de ne pas le faire puisque dans telles affaires la décision du 1er juge est toujours maintenu par celui de la juridiction supérieure.
« Nous nous sommes concertés avec les autres, et nous avons décidé de ne pas faire appel et d’attendre la décision qui émanera du Tribunal de Grande Instance aux termes de l’expertise médicale qui sera fait endéans 10 jours », a dit Maitre Antoine Nzobandora.




