Le 3ème cycle de médecine continue mais…

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    « Le 3ème cycle dans la faculté de médecine n’a pas été supprimé. Seulement, les étudiants ne continueront pas à bénéficier de la bourse d’étude comme c’était le cas », c’est déclaration du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

    Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce mecredi, Joseph Butore a eu à clarifier les informations selon lesquelles il ne souhaiterait pas que le 3ème cycle de formation dans la faculté de médecine continue. Sans langue de bois, le ministre Joseph Butore a dit que les gestionnaires de ladite faculté continueront à recruter comme d’habitude les étudiants résidents qui embrassent ce cycle.

    Cependant, ils ne bénéficieront pas de la bourse d’étude parce qu’ils sont aussi payés par la Clinique Hospitalo – Universitaire de Kamenge. « N’est-ce pas qu’ils font un autre cycle de formation à l’instar des étudiants en journalisme et en environnement à l’UB ? Pourquoi est-ce que ces deux départements n’exigent pas de bourse à l’instar de cette faculté ? » a-t-il martelé.

    A la question de savoir si la nouvelle variable qui parle d’ équilibres ethniques dans le choix des étudiants embrassant le 3ème cycle est toujours d’actualité malgré les remous l’ayant jalonnée , le ministre Joseph Butore a semblé évasif : « Il n’est pas question d’équilibre constitutionnel ou pas, le rectorat en est au courant car la loi est là », a -t-il souligné.

    Ces étudiants accèdent aussi difficilement à des formations vers l’étranger puisque certains fonctionnaires vont ces derniers jours étudier à l’étranger sur base des bourses qu’offre le pays. Puisque leurs bourses sont intégrés et gérées en communs par le même ministère de tutelle contrairement aux années antérieures certains de ces étudiants de médecines se disent victimes d’être d’ethnie tutsi.

    Ils jettent le tort sur le ministre de tutelle en disant qu’il a voulu favoriser ceux qui sont de la même ethnie que lui en les laissant aller étudier à l’étranger sans être passés par l’assistanat. Joseph Butore est sans équivoque par rapport à la question : ce sont des alibis qu’inventent ces jeunes médecins résidents.

    « Ces étudiants devraient aussi savoir qu’à part les différentes branches de la faculté de médecine , le Burundi a aussi besoin d’autres spécialistes » a souligné Joseph Butore. Selon lui, en cas de bourse d’étude disponibles, le gouvernement analyse tous les dossiers de demande de bourse.

    C’est pourquoi ces médecins résidents devront aussi déposer d’ores et déjà leurs dossiers de demande de bourse lorsqu’ils auront terminé les deux premières années à l’UB.

    Le président du syndicat des enseignants de cette université estime que le mérite n’a plus de place dans l’accès à ces formations. Il juge que telle situation risque d’occulter plus de conséquence néfaste pour la qualité des enseignements dans cette université.

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