CVR : La commission ad hoc agirait dans l’ombre

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    Plus de 2 mois après la mise en place de la commission ad hoc du parlement chargée de déterminer les 33 candidat de la CVR , les organisations de la société civile qui suivent de près les questions de mécanismes de justice de transitionnelle au Burundi déplorent le silence de cette commission par rapport à des activités à son actif et relèvent des noms des personnes qui seraient plus pressenties pour les postes de commissaires de la CVR.

    Les organisations de la société civile qui ont révélé ces informations gardent pour le moment l’anonymat. Elles soulignent que cette commission ad hoc avait eu pour mission principale entre autre de présélectionner les 33 dossiers parmi plus de 700 dossiers qui avaient été déposés au poste de commissaire de la CVR.

    Bientôt 3 mois après, elles indiquent qu’elles ne sont pas au courant des activités jusqu’ici accomplies par ladite commission. Pourtant, déplorent encore ces organisations, le travail aurait connu de légers progrès. Selon ces organisations, la commission désignée par le parlement aurait déjà choisi les 33 personnes parmi lesquelles le Sénat et l’Assemblée Nationale vont se choisir les 11 commissaires de la CVR.

    Pour le moment, elles relèvent des noms des personnes qui seraient encore plus pressenties à ce poste de commissaire de la CVR. Il s’agit entre autre de Clotilde Niragira, l’actuelle ministre en charge de la solidarité , de Laurent Kavakure le ministre en charge des relations extérieures et de la coopérations internationale , de Didace Kiganahe, ancien ministre de la justice, de Nsanze Augustin et de 2 membres du clergé à savoir Pierre Antoine Madaraga et Jean Louis Nahimana.

    Ces organisations déplorent avoir été écartées de ce processus de mise en place de la CVR. Nous avons contacté le député président de cette commission mais sans succès. Même le député Marcelline Bararufise qui avait été désigné pour représenter le groupe parlementaire Uprona nous a dit qu’elle n’en fait plus partie.

    Les choses seraient telles au moment où le rapporteur spécial des Nations Unies pour la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation devrait venir au Burundi avant le 10 décembre de cette année. Bujumbura n’a pas encore délivré pour lui une lettre d’invitation. Suspens

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