
Les défenseurs des droits humains des pays de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique estiment que la loi burundaise en matière de promotion et de sécurité des défenseurs des droits humains au Burundi est lacunaire.
Cette rencontre de East Africa Horn Humans Rights Defenders, une ONG de défense des droits humains a débuté ce lundi pour se clôturer ce vendredi. Elle n’est pas en fait du hasard au Burundi de la part de Frère Emmanuel Ntakarutimana .
Frère Emmanuel Ntakarutimana , Le Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH juge que ces défenseurs des droits de l’homme ont voulu de tous ces pays soutenir leurs collègues Burundais qui eux aussi travaillent sur des dossiers sensibles ces derniers jours et surtout en mettant leurs vies en danger.
De la part de Frère Emmanuel Ntakarutimana, cette tâche est aussi difficile à cause du processus électoral. « Nous sommes dans un processus électoral qui peut être assez électrisé. En tenant compte de l’expérience de 2010, il s’avère important d’accompagner le processus au niveau régional », a- t- il souligné.
Frère Emmanuel Ntakarutimana a indiqué qu’en plus de ce processus électoral de 2010, les Burundais viennent de mettre en place la commission vérité et réconciliation. « Celle-ci a ses attentes et ses difficultés raison pour laquelle les Burundais et les pays dans l’EAHARD est pressente devraient se sentir interpellés », a souligné Frère Emmanuel Ntakarutimana en ajoutant que le Burundi a aussi ses propres défis en matière de gouvernance.
L’Ambassadeur de l’Union Européenne a de sa part indiqué qu’au cours de ces derniers mois, elle a aidé en traitant dans l’urgence une dizaine de dossiers des défenseurs des droits humains dont la sécurité était en danger.
Au cours de cette rencontre les défenseurs des droits humains apprendront à concilier la promotion des droits humains à leur sécurité sur terrain. La plupart d’eux sont des journalistes de l’intérieur du pays et des activistes de la société civile qui contribuent dans la promotion des droits humains dans leurs localités respectives. Ils estiment que le Burundi devrait être dotée d’une loi spécifique pour la protection des défenseurs des droits humains.




