
La veuve du leader de l’indépendance de la république Démocratique du Congo Patrice Emery Lumumba est décédée hier à Kinshasa, selon des informations de sa famille, confirmées par le Porte-parole du Gouvernement Lambert Mende hier.
Elle a rendu son âme durant son sommeil, comme le confirme les sources de sa famille.
Agée de 77 ans, Pauline Opango Lumumba avait passé quelques jours à Paris pour des soins et venait de passer une semaine à Kinshasa de retours de la France, nous apprend nos sources.
Ces mêmes sources ne révèlent pas la maladie qui aurait emporté la veuve de Lumumba.
Sa famille et elle-même, étaient restées discrètes pendant des années. Jeune Afrique avait décrit la veuve de Patrice Emery Lumumba en octobre 1984 dans ces mots :
« Drapée dans un pagne coloré et une ample camisole assortie, cette petite femme rondelette, mère de trois enfants, passerait aujourd’hui inaperçue dans n’importe quelle ville au sud du Sahara. Cheveux tressés à l’africaine, voix basse, gestes lents et mesurés, avec sa démarche traînante et son air aussi timide qu’effacé, on la prendrait pour une quelconque ménagère déambulant dans les artères de « la Cité» à Kinshasa.
Pauline Opango Lumumba s’éteint trois ans après la relance du dossier de son mari assassiné le 17 janvier 1961 à Kisangani dans des conditions non encore claire comme le dit actuellement son petit fils Kahi Lumumba.
Cependant, cette mère de quatre enfants a eu le privilège de voyager dans pas mal de pays pour assister aux cérémonies d’inauguration des monuments en hommage à son époux.
Ces enfants Patrice junior, Juliana, Roland, et Guy (né en 1961 après la mort de son père) sont impliqués dans la politique congolaise actuellement tandis que Christine, l’une des deux filles qu’elle a eu avec Lumumba est décédée en 1960.
Cette dame a aussi suivi l’éducation de François, un autre fils de Lumumba, après la mort de son mari.
Depuis l’assassinat de son mari en janvier 1961, Pauline Lumumba ne s’était jamais remariée. Elle avait déclaré « lorsqu’on a vécu avec un homme comme Patrice, on n’a aucune raison de vouloir vivre avec un autre ».




