Non à un réseau pour la promotion les droits de l’homme

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    Le ministère des relations extérieures et de la coopération a annulé un réseau des défenseurs des droits de l’homme au Burundi. Ce réseau avait récemment reçu une promesse de financement 2 millions de dollars américains de la part du haut commissariat au Droit de l’homme au Burundi. Ce budget allait servir à inventorier tous les cas de violations et de promotions des droits de l’homme commis à travers les coins du pays.

    Dans une correspondance du 12 janvier dont la Radio s’est procurée copie ce vendredi que Laurent Kavakure a envoyée au haut commissaire de l’Office des Droits de l’Homme au Burundi, le ministre Burundais des relations extérieures et de la coopération explique que ce réseau n’est pas inclusif et qu’il roule par là, contre les accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation des Burundais.

    Pour ce, le ministre encore une fois a souligné qu’il a annulé ce réseau. Les 34 organisations regroupées dans ce réseau avaient reçu une mission à travers ce projet d’enquêter et de rendre public les cas de violations et de promotions des droits de l’homme à travers les provinces du pays.

    Les associations bénéficiaires de ce projet étaient entre autre le forum pour la Conscience et le Développement code, l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et bien d’autres.

    Cette décision du ministre Laurent Kavakure se produit au moment où d’autres organisations de la société civile notamment Plate Forme Intégrale de la Société Civile – Burundi et bien d’autres qui, selon une certaine opinion avaient décrié le choix des 34. Elles avaient accusé bec et ongle la commission Nationale des Droits de l’Homme d’avoir cautionné le choix des 34 organisations.

    Nous avons cherché le ministre des relations extérieures et des coopérations mais sans succès. Armel Niyongere, le président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture – Burundi dit qu’ils vont se concerter avant de donner un quelconque commentaire sur la question.

    Les informations recueillies au sein de la société civile soulignent que les 34 organisations auraient prévu de s’exprimer sur la question après une rencontre envisagée au courant de la semaine dans laquelle sera probablement présent le commissaire des droits de l’homme au Burundi.

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