
Le ministre de la Communication, de l’information et des Relations avec le Parlement dit que le projet de loi révisé a été analysé par le gouvernement et qu’il sera d’ici peu envoyé au Parlement pour adoption. Cette loi n’autorisera néanmoins pas aux journalistes le droit de garder les sources d’information comme dans l’ancienne loi qui régissait la presse au Burundi.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi à propos des réalisations de ce ministère qu’il dirige, Tharcisse Nkezabahizi a dit que Bujumbura a modifié certains articles notamment celui qui oblige le journaliste à payer une amende colossale et bien d’autres qu’il ne précise pas pour se conformer à la volonté de la cour constitutionnelle.
« Nous avons corrigé ces articles seulement qui avaient été exigés par la cour constitutionnelle », a-t-il souligné. Tharcisse Nkezabahizi , la loi qui régira la presse d’ici quelques mois sera conforme à la taille de la démocratie Burundaise.
L’une des préoccupations des journalistes à travers leurs questions est restée le droit pour eux de ne pas révéler les sources d’informations devant le ministère public même en cas de procès.
De la part de Tharcisse Nkezabahizi, même dans certaines démocraties occidentales comme la Belgique et la France pour illustration le droit de garder les sources ne leur est pas reconnu.
Tharcisse Nkezabahizi qui estime qu’en corrigeant les aspects que la cour constitutionnelle a qualifié de contraire à la loi fondamentale a dit que le gouvernement a aussi visité les lois sur la presse des autres pays pour qu’elles lui servent de référence. « Nous nous réjouissons de dire que cette loi sera la meilleure », a-t-il dit.
Le gouvernement a révisé la loi sur la presse de novembre 2003. Après cette révision, les professionnels des médias au Burundi depuis 2013 n’ont cessé de crier à la mort de la liberté de la presse. Difficile de savoir si lorsque cette loi sera cette fois ci promulguée, le débat sera clos.




