Les interventions pour la libération du journaliste Bob Rugurika se multiplient

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    L’organisation Human Rights Watch dénonce l’emprisonnement du journaliste Bob Rugurika arrivée quelques jours après que la station radio dont il dirige ait diffusé une série de reportages d’investigation sur le meurtre en septembre 2014 de trois religieuses italiennes de la paroisse Guido Maria Conforti dit « chez Buyengero ».

    Ces reportages contenaient des allégations sur l’implication de hauts responsables des services de renseignement dans l’attaque contre le couvent, selon un communiqué de HRW.

    Cette organisation déplore que les autorités burundaises n’aient fourni aucune preuve pour justifier la détention du journaliste, et, directeur de la Radio publique africaine à sa 4e journée d’incarcération.

    « L’arrestation de Rugurika et les poursuites dont il fait l’objet semblent être une tentative pour le réduire au silence et empêcher sa station de radio d’enquêter et de diffuser des informations sur des sujets sensibles », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à HRW.

    La même organisation indique pourtant que la RPA avait contacté tous les responsables cités dans cette affaire avant les émissions. Ce harcèlement ne vise qu’à museler la presse au Burundi à la veille des élections selon HRW.

    Des journalistes travaillant pour d’autres stations de radio et pour des journaux ont également été intimidés, et certains ont été arrêtés, pour avoir rendu compte d’abus présumés commis par le gouvernement.

    «Dans une tentative désespérée pour obtenir une victoire électorale, le parti au pouvoir au Burundi attaque ses critiques les plus éminents, en les prenant un par un », a déclaré Daniel Bekele.

    Les autres cibles des mêmes coups sont entre autres les militants des droits de l’homme et les membres des partis politiques. Léonce Ngendakumana, président de la coalition des partis politiques d’opposition réunis au sein de l’Adc-ikibiri fait savoir que le pouvoir du Cndd-fdd, la magistrature, la police, et le service national des renseignements savent très bien que la RPA et son directeur n’ont aucune responsabilité dans l’assassinat ignoble des 3 religieuses. Mais, martèle-t-il, comme à l’accoutumé, lorsque de tels assassinats sont commis, le gouvernement cherche toujours des boucs émissaires.

    Il en appelle à la communauté internationale d’intervenir pour la restauration d’un Etat de droit.

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