Quand la police perturbe les activités à la Maison de la Presse

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    C’était une bagarre à la Maison de la presse jeudi 12 mars 2015, quand un contingent policier a barré l’accès dans les enceintes de point de rencontre des professionnels des médias burundais. Ce jour, un badge était exigé à toute personne qui désire entrer.

    En effet, nous sommes à 8h15, Alexandre Niyungeko, président de l’Union Burundaise des Journalistes qui a son bureau dans les enceintes de la Maison de la Presse, arrive. Il est lui aussi stoppé à l’entrée. Il ne comprend rien du tout de ce comportement policier qui lui refuse l’accès dans son bureau sans aucune explication. La seule réponse des responsables policiers sur place est qu’ils exécutent un ordre venu d’en haut.

    Le président de l’UBJ est fâché et parle même de barbarie policière. Alors, un dialogue de sourd s’installe.

    Après plus d’une demi-heure de tension, le commissaire municipal autorise l’entrée du président de l’UBJ ainsi que tous ceux qui y travaillent y compris les correspondants provinciaux en formation qui avaient oublié leurs badges.

    On apprendra plus tard que les 34 policiers présents avaient pour mission d’empêcher la tenue d’une conférence de presse que la coalition RANAC Dushayure Uburundi y avait prévue.

    Vers 10h, Charles Nditije président de l’UPRONA non reconnu par le ministère de l’intérieur, arrive pour animer une conférence de presse au compte du RANAC. Il sera lui aussi bloqué à l’entrée malgré la présentation de sa carte de député. C’est à cet endroit qu’il dira aux journalistes que le RANAC avait à s’exprimer sur le processus d’enrôlement électoral.

    Mais fallait-il tout paralyser à la Maison de la Presse pour empêcher la tenue de cette conférence de presse ?

    Jacques Bukuru (journaliste à la radio nationale) qui y assurait une formation dit qu’il serait sage à la police d’avertir aux responsables de cette Maison qu’aucune réunion n’y était autorisée et laisser les activités quotidiennes se dérouler normalement.

    Interrogé à ce sujet par la rédaction Isanganiro, Edouard Nduwimana ministre de l’intérieur a dit qu’il n’était pas au courant de l’organisation de cette conférence de presse par le RANAC.

    Vers 17h, les cinq policiers qui surveillaient encore les entrées et les sorties à la Maison de la Presse rentrent.

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