
Juvent Nduwimana, l’un des principaux témoins dans l’assassinat des trois sœurs italiennes de la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge en septembre dernier a comparu devant la chambre de conseil du Tribunal de Grande Instance en Mairie de Bujumbura. C’était sa première audience à huis clos devant ce tribunal après plus de deux interrogatoires devant le Procureur de la République en Mairie de Bujumbura.
Ce dossier n’a pas avancé devant cette chambre de conseil puisque Juvent Nduwimana a requis l’assistance d’un avocat pour que ce Tribunal puisse statuer sur son emprisonnement. « Il n’a pas pu prospérer pour le simple fait que ce prévenu a déclaré à la chambre de conseil qu’il avait besoin d’un conseil pour l’assister », a déclaré Maitre Janvier Bigirimana, Avocat de l’Archevêché de Bujumbura (l’une des parties civiles dans le dossier). Cette audience a été remise à une date ultérieure qui n’a pas été précisée.
Pourtant, avant qu’il ne soit auditionné, le président de l’Aprodh lui avait proposé de lui fournir un Avocat que l’Aprodh prendrait en charge mais Juvent Nduwimana ne s’est pas immédiatement prononcé preneur : « Je vais d’abord demander l’avis de ma famille », a-t-il dit.
Jusqu’ici personne n’est au courant du contenu de son dossier puisqu’il avait refusé à maintes reprises l’Assistance d’un Avocat. Il avait été auditionné par le Procureur de la République en mairie de Bujumbura Arcade Numubona.
Juvent Nduwimana se lamente de ses conditions carcérales à la prison centrale de Mpimba. Dans les quelques paroles que nous avons pu entendre de sa bouche, il déplore qu’il soit sous surveillance d’un autre prisonnier, dit Général Juma dans le jargon des prisonniers. « On dirait que la prison a été laissée à la guise des autres prisonniers. Les clés de ma pièce d’isolement sont toujours gardées par un prisonnier. J’ai rarement droit à la visite. Même mon frère a été interdit de me visiter.», murmurait-il, la tête baissée. Juvent Nduwimana a dit qu’il ne mange même pas quelques fois.
A ce propos le président de l’Aprodh s’est déjà mis en contact avec le procureur en mairie de Bujumbura pour que ce détenu puisse bénéficier de ses droits. Le procureur de la République en Mairie de Bujumbura a promis qu’il va se concerter avec le directeur de la prison centrale de Mpimba pour que Juvent Nduwimana puisse recouvrer ses droits de prisonniers.




