Dialogue d’accord, mais pas question de report des élections

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    « Nous sommes disposés à dialoguer mais il est hors de question de fixer un autre calendrier électoral car cela créerait un vide institutionnel et le président de la république serait accusé de trahison » a dit ce mercredi le porte parole du gouvernement en réaction des recommandations du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine.

    Dans un communiqué du gouvernement Philippe Nzobonariba a précisé que le calendrier électoral reste inchangé : les législatives et communales se dérouleront le 29 juin, les présidentielles le 15 juillet et les sénatoriales le 24 juillet comme prévu.

    Ceci constitue un deuxième point d’achoppement entre le gouvernement et la coalition anti troisième mandat du président Nkurunziza qui ne veut pas entendre des élections sans que le calendrier ne soit discuté entre tous les partenaires impliqués dans le processus électoral, après la candidature de Pierre Nkurunziza ; un point auquel le gouvernement s’oppose à toute négociation.

    Le président de l’APRODH Pierre claver Mbonimpa qui représentait de la société civile dans le précédent dialogue sous l’égide d’un représentant des Nations Unies recommande des négociations avant les élections. S’exprimant sur les ondes de la Voix d’Amérique ce mercredi ; Docteur Jean Minani président de Frodebu Nyakuri a dit que l’opposition politique est prêt à aller aux élections mais après la fixation d’un calendrier électoral consensuel comme l’était le précédent.

    Cela est l’une des recommandations du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine à l’issue du 25ème sommet de l’Union Africaine en Afrique du Sud qui a pris fin dimanche le 14 juin.

    En plus du calendrier discuté entre partenaires électoraux, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine prévoit d’envoyer à Bujumbura une mission des experts en droits de l’homme et militaires pour superviser le désarmement des milices avant la tenue des élections, ce qui semble impossible si le calendrier actuel est maintenu.

    {{Des négociations, pas un simple dialogue }}

    La société civile veut de vraies négociations. Le président de l’APRODH Pierre claver Mbonimpa dit que la société civile exige des négociations sur le troisième mandat de Pierre Nkurunziza avec un médiateur qui a le pouvoir de décision et non celui qui se laisse manipuler par le pouvoir.

    Pierre Claver Mbonimpa dit posséder l’écho qu’un autre médiateur aurait déjà été nommé, celui qui était modérateur du groupe manifestation et 3ème mandat dans le précédent dialogue qui a pris fin le 4 juin; un des 3 groupes qui y étaient constitués.

    Si cela est confirmé, il occupera la place de Saïd Djinnit, un médiateur des Nations Unies qui a démissionné après qu’il ait été contesté par l’opposition politique et la société civile pour avoir un coté penchant : celui du gouvernement.

    Jusqu’aujourd’hui, le début d’un dialogue ou négociations reste inconnu. Le président de l’APRODH et représentant de la société civile dit ne pas avoir reçu une invitation.

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