Avocat sans frontière dénonce les violations des droits de la défense

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    Depuis le mois d’avril dernier, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées au Burundi. Des avocats de la défense ont été intimidés, ASF s’en inquiète.


    Dans son communiqué de presse du 5 septembre 2015, ASF constate que les droits des personnes arrêtées sont menacés par les pratiques de certaines autorités qui, selon elle, sont contraires à la loi.

    La Chef de mission d’ASF au Burundi dénonce que depuis le début de la contestation du troisième mandat du Président Pierre NKURUNZIZA- fin avril 2015- de nombreuses personnes arrêtées se voient refuser le droit à un conseil et à une représentation indépendante.

    Plusieurs témoignages récoltés par ASF rapportent que certains membres des forces de police tentent d’empêcher les avocats d’assurer la défense des personnes détenues.

    « La détention illégale d’un avocat par les forces de police le 02 septembre dernier met en lumière les intimidations exercées à l’égard de ces défenseurs des droits», peut-on lire dans ce communiqué.

    La Chef de mission d’ASF au Burundi évoque également qu’en juin dernier, un avocat défendant l’un des présumés auteurs du putsch manqué du 13 mai 2015 s’est vu empêché de s’entretenir avec son client et a reçu des menaces liées à sa fonction de défense.

    « Plusieurs avocats du barreau de Bujumbura ont également rapporté avoir fait l’objet de pression de la part de membres des forces de police », selon toujours ce communiqué de l’ASF.

    Face à ces faits, Céline Lemmel la Chef de mission d’ASF au Burundi rappelle que toute personne arrêtée a le droit d’être assisté par un avocat et de communique librement avec lui. Elle interpelle les autorités judiciaires et politiques à respecter les principes constitutionnelles et légaux du pays.

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