MWARO: Mauvaises conditions carcérales synonymes de violation des droits de l’homme.

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    L’APRODH Mwaro déplore les conditions carcérales dans cette province du centre du pays. Le représentant provincial de ladite association pour la défense des droits des prisonniers demande l’amélioration des conditions carcérales

    Selon Laurent WAKANA le représentant provincial de l’APRODH à Mwaro, les conditions carcérales sont précaires d’où les droits des prisonniers sont bafoués.

    Des personnes en détention au cachot de la PJ et du parquet Mwaro sis à Gihinga dans cette même province y sont gardées sans délais au moment où elles devraient passer pas plus de deux semaines.

    Ce cachot de Gihinga héberge plus de 50 personnes qui y croupissent depuis le début du mois de juin jusqu’au début du mois de septembre de l’année en cours. Elles sont accusées d’avoir participé dans les manifestations contre le troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA.

    Après la décision de la chambre de conseil, ceux maintenus en détention ne sont pas transférés à la prison de Muramvya et croupissent dans ce cachot de Gihinga, indiquent le représentant de l’APRODH à Mwaro.

    La suspension du financement par la Coopération Technique Belge utilisé pour l’achat du carburant des véhicules qui acheminent les condamnés vers le cachot de Muramvya, voilà la cause qui justifie cette détention préventive sans délais au cachot de Gihinga, ajoute Laurent WAKANA le chef d’antenne de l’APRODH à Mwaro.
    Ce dernier demande que les conditions carcérales soient améliorées pour le strict respect des droits humains.

    Côté administration à Mwaro l’on ne nie pas les faits. Le conseiller de l’Administrateur communal de Kayokwe chargé du social et du développement confirme que la détention préventive dépasse les délais prescrit par la loi.

    Onésphore NIYUNGEKO indique que des cas isolés confirment la lenteur dans la confection des dossiers des personnes arrêtées. D’où la population commence à croire que les Officiers de Police Judiciaire le feraient pour demander des pots de vin.

    Ce conseiller technique de l’Administrateur de la commune Kayokwe demande à la population lésée de dénoncer tout cas de violation et de saisir les associations pour la défense des droits humains qui interviennent dans cette contrée administrative.

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