La Commission Verite et Reconciliation a poursuivit ses activites,cela malgre le processus electoral qui etait en cours dans le pays.Seuls les descentes sur terrain avaient ete suspendues pour ne pas surcharger la population. Les activites se sont poursuivies par la formation des Commissaires. D ici quelques mois, la phase operationnelle va commencer. 
La Commission vérité et Réconciliation n’a pas suspendu ses activités malgré le processus électorale, a expliqué le chargé de la communication au sein de la CVR, Père Désiré Yamuremye au cours d’une interview accordée au site internet Isanganiro.
« Durant cette période électorale on n’a pas croisé les bras », a –t-il annoncé. Il indique qu’ils avaient planifié de ne pas continuer les descentes avec les élections, « Ce que nous avons décidé, c’est de passer à l’école de la loi qui nous régit ».
Il a précisé entre autre les matières auxquelles les Commissaires de la CVR ont été initiés. Il s’agit de la loi qui les régit, le droit pénal international, le droit humanitaire, la philosophie des droits de l’homme, et de tout ce qui concerne les droits de la personne humaine.
Apres les élections, le Président de la République a invité cette Commission à se mettre sur terrain, c’était lors de son discours de prestation de serment.
Père Désiré Yamuremye fait savoir qu’ils sont en train de faire une planification stratégique pour les 3 années à venir avec l’aide de la coopération allemande.
Il fait savoir que des ateliers stratégiques pour la communication seront organisés, au mois d’Octobre, en collaboration avec une organisation sud-africaine international for justice and réconciliation.
« Il y a toute une déontologie en la matière à apprendre puisque la communication dans ce domaine n’est pas celle courante. Il y a des gens à écouter attentivement, celles à ne pas blesser,….. », indique-t-il.
Bientôt la CVR va passer à la phase suivante, a dit le chargé de la communication au sein de la CVR. Ses activités sont scindées en 2 phases, à savoir la phase préparatoire et celle opératoire. Cette dernière est composée par les dépositions, les investigations, qui sont suivies par les réparations et la réconciliation, la réécriture de l’histoire, et enfin la déposition du rapport final.
L’un des défis du moment concerne l’absence de la loi sur la protection des témoins et victimes qui est en cours d’étude au sein du Ministère de la justice. Il précise que les plaidoyers continuent au près dudit Ministère pour que cette loi soit mise sur place. « Nous pensons que d’ici un mois ou un mois et demie, nous aurons cette loi sur la protection de témoins ». La phase opératoire ne va commencer qu’après la mise en place de cette loi.
Concernant les moyens, Père Désiré Yamuremye dit que les difficultés ne manquent pas mais que les différents partenaires continuent à les soutenir.




