
Les présumés auteurs du putsch manqué du 13 mai 2015 détenus à la prison centrale de Gitega ont été de nouveau perturbés par l’administration pénitentiaire accompagnée du commissaire régional de la police mais aussi du commissaire provincial et celui du service national de renseignement à Gitega avec une cinquantaine de policiers lourdement armés.
Vers 10h ces hauts gradés de la police sont entrés à l’intérieur de la prison en compagnie des policiers armés. Ils ont alors trouvé les putschistes à la cours intérieure où ils faisaient du sport.
S’adressant au Général Cyrille Ndayirukiye, le commissaire régional de la police lui a dit qu’ils voulaient les placer dans des cellules où ils seront à 4 et que les clés de ces cellules seront gardées par le commissaire régional, Thaddée Birutegusa. Le Général s’est fâché et ils ont commencé à se lancer des insultes.
Selon une source policière, les autres prisonniers s’y sont opposés et ont commencé à jeter des pierres sur les policiers et même à l’extérieur de la prison provoquant un arrêt momentané des activités.
Selon toujours des informations en provenance de la prison, le Major Élie Bapfutwabo un des prisonniers putschistes a été blessé par une pierre dans ce désordre.
Pour les familles de ces prisonniers les autorités veulent à tout prix éliminer physiquement les leurs et demandent qu’on les laisse tranquilles et atteindre le procès. Ces familles s’étonnent de voir les autorités policières aller donner des ordres dans la prison.
Dans l’entre temps, un camion de la police remplis de beaucoup de policiers est arrivé à Gitega en provenance de Bujumbura dans le but de renforcer la sécurité de la prison car la police aurait reçu des informations selon lesquelles il y aurait un groupe d’hommes armés aurait une mission de libérer les putschistes par force.




