Des centaines de mineurs ont été arrêtés depuis le début des manifestations contre la troisième candidature du président Pierre Nkurunziza. Une partie d’entre eux avaient été libérés avant d’arriver dans les prisons centrales. Une autre cinquantaine vient de recouvrer la liberté après la promesse du président de la République.

53 mineurs qui étaient détenus dans la prison centrale de Rumonge viennent de rejoindre le centre de réintégration se trouvant dans la même province, sur décision de la justice après le discours de la Nation du chef de l’Etat. David Ninganza, porte-parole de la Solidarité de la Jeunesse pour la Paix et l’Enfance (SOJPAE) qui donne l’information précise que les associations locales qui luttent pour le bien de l’enfant, en collaboration avec les Organisations Internationales et le Gouvernement, font le suivi de ces enfants qui seront par après réintégrés dans leurs familles et dans des écoles.
Cette mesure vient quatre mois après que plus de 200 mineurs qui se trouvaient dans le cachot du Bureau Spécial de Recherche (BSR) ont été relâchés au mois de juin.
La SOJPAE se réjouit de l’état d’avancement de la libération des mineurs arrêtés du fait qu’en plus de la cinquantaine, d’autres ont été transférés dans le centre de réinsertion de Ruyigi. « Les représentants de nos organisations se rencontrent chaque jeudi avec les cadres du ministère de la Solidarité pour évaluer où nous en sommes, » fait savoir David Ninganza qui ajoute que les familles d’accueil doivent elles aussi être préparées.
Dans son discours à la Nation du 30 septembre de cette année, le président de la République avait demandé à la justice burundaise de libérer les mineurs détenus pour avoir été impliqués dans les manifestations que le pouvoir qualifie d’insurrection.




