Contrairement aux affirmations du président de la commission national des droits de l’homme jean baptiste BARIBONEKEZA , qui souligne qu’il n’y a pas d’exécutions extra-judiciaire au Burundi, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine exprime sa préoccupation profonde face aux violations graves des droits de l’homme au Burundi, y compris les exécutions extra-judicaires.
Dans sa déclaration de ce vendredi 16 octobre 2015, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme au Burundi faisait état de sa préoccupation profonde de la montée de la violence et des tueries qui ont eu lieu les dernières semaines dans les quartiers du nord de la capitale. La CNIDH parle de violation graves des droits de l’homme mais nie l’existence des exécutions extra-judicaires du moins selon leurs enquêtes.
Le lendemain, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine condamnait fermement toutes les violations des droits de l’homme et des actes de violences commis “tant par les forces de sécurité que par les milices et d’autres groupes armés illégaux”.
La déclaration note dans ces violations des droits humains “des assassinats, des exécutions extra-judicaires, les atteintes à l’intégrité physique des personnes, des actes de tortures et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradant, des arrestations arbitraires et détentions illégales, des atteintes à la liberté de la presse et à la liberté d’expression ainsi que la prévalence de l’impunité”.
L’UA souligne en conséquence décide “d’imposer (…) des sanctions ciblés, y compris des interdictions de voyage et le gel d’avoirs, contre tous les acteurs burundais dont l’action et les propos contribuent à la persistance de la violence et entravent la recherche d’une solution”
Elle convient enfin “du lancement d’une enquête approfondie sur les violations des droits de l’homme et autres exactions contre les populations civiles au Burundi”.




