Burundi : Le journaliste Blaise Célestin NDIHOKUBWAYO toujours dans les mains de la documentation

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    Blaise Célestin NDIHOKUBWAYO, journaliste de la Radio Isanganiro totalise 4 jours dans les cachots du service national de renseignement (SNR). La direction du SNR ne donne pas les motifs de son arrestation, ce qui empire la situation des journalistes burundais, précarisée par la crise au Burundi.

    Quand il a été arrêté vendredi dernier, 06 novembre 2015, il était parti faire un reportage sur la cohabitation pacifique en commune Mugongomanga dans la province de Bujumbura pour le site de la radio. Blaise Célestin NDIHOKUBWAYO avait sur lui tous les documents qui l’identifient comme journaliste, mais ils n’ont pas été considérés.

    Cela fait la deuxième fois qu’il est arrêté en moins de 10 jours. La dernière fois, c’était le 27 octobre dernier, quand il a été arrêté avec son confrère Bernard BANKUKIRA par des jeunes à Kamenge. Ils étaient partis faire un reportage sur une attaque menée la veille au Centre jeunes Kamenge. Les deux journalistes ont été libérés grâce à l’intervention de la police.

    La nouvelle arrestation deBlaise Célestin NDIHOKUBWAYO s’inscrit dans une série de pressions exercées sur les journalistes burundais.

    Trois autres journalistes sont dans le collimateur de la justice burundaise. Le mois denier, le Procureur Général de la république a émis une demande d’extradition de Bob RUGURIKA, directeur de la RPA, Gilbert NIYONKURU, journaliste de la RPA et Patrick NDUWIMANA directeur de la Radio Bonesha FM. Egide Mwemero de la RPA, lui, est en prison en RDC depuis le 13octobre dernier.

    Le 13 octobre dernier, le journaliste cameraman de la radio-télévision nationale (RTNB) Christophe NKEZABAHIZI a été tué avec toute sa famille par des éléments en uniformes policières à son domicile sis à Ngagara. Des enquêtes ont été ouvertes par le procureur général de la république, enquêtes qui devaient durer 10 jours, mais presque un mois plus tard, les résultats n’ont pas encore été communiqués.

    Le 27 septembre 2015, c’est le journaliste de l’ONG Benevolecija, Jimmy Elvis VYIZIGIRO, qui a été attaqué et torturé à la maison à Mutanga sud par des personnes jusqu’ici inconnues. Son matériel de travail a été emporté.

    Le 02 août 2015, le journaliste de la Radio France internationale (RFI) Esydras Ndikumana a été arrêté et malmené par les agents du service national des renseignements, pendant qu’ il prenait des photos sur le lieu de l’assassinat du Lieutenant Général Adolph NSHIMIRIMANA à Kamenge.

    Aujourd’hui, des dizaines de journalistes des médias indépendants vivent en exil. L’Observatoire de la Presse Burundaise (OPB) estime à plus de 60 journalistes contraints de s’exiler après la destruction de leur médiums, c’était le 14 mai 2015 au lendemain du coup d’état manqué du 13 le même mois.

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