Human Rights Watch accuse la police d’user d’une force excessive

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    La division africaine de Human Rights Watch ; une association internationale de défense des droits de l’homme déplore les nombreux meurtres dans le pays et condamne l’usage d’une force excessive pendant les opérations de recherche d’armes illégales dans la capitale.

    Human Rights Watch exhortent les forces de sécurité burundaises de faire preuve de retenue pendant les opérations de recherche d’armes illégales dans la capitale, Bujumbura, et de ne pas se servir de ces opérations comme d’un permis de tuer.

    Dans une déclaration rendue publique ce mardi, Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch a souligné que « Les forces de sécurité burundaises sont responsables de nombreuses violations des droits humains commises au cours des derniers mois », et que « les autorités se contentent souvent d’imputer la responsabilité à des ‘criminels’ et ‘terroristes’ et passent sous silence le recours à une force meurtrière par les forces de sécurité ».

    HRW note néanmoins que de telles violations surviennent dans beaucoup de cas sous forme de réplique aux attaques contre les policiers.

    « Des personnes armées sympathisantes de l’opposition ont eu recours à la violence, en jetant des grenades sur des policiers, en leur tirant dessus et en attaquant des postes de police », peut-on lire dans ce communiqué. « Ces attaques contre la police ont parfois déclenché des attaques de représailles meurtrières menées par la police et par des hommes portant des tenues policières», ajoute HRW.

    De plus, citant le directeur général adjoint de la police, Godefroid Bizimana, HRW note : « Les jeunes se sont servis de la population comme des boucliers humains. C’est comme cela que des civils sont morts. Certains des insurgés attrapent des civils, les accusent de ne pas être des sympathisants de leur cause, les tuent et se débarrassent de leurs corps. »

    Ainsi, au vu de cette situation, Human Rights Watch relève trois schémas de meurtres à Bujumbura depuis le mois de juillet : « Des meurtres lors des descentes de police après que des policiers ont été attaqués par des sympathisants de l’opposition ; des meurtres touchant des personnes en vue aux affiliations politiques claires ; et des meurtres de victimes parfois non identifiées par des hommes armés inconnus qui se sont débarrassés de leurs corps dans les rues de la ville », lit-on toujours dans ce communiqué.

    Cette organisation des droits humains note que plus de 100 personnes ont tués depuis le mois d’août, dont certaines par des membres des forces de sécurité, à Bujumbura et aux alentours et demande que des enquêtes soient menées pour identifier les auteurs de ces meurtres comme promis par le Président Nkurunziza lors de sa prestation de serment pour son troisième mandat le 20 août.

    « Pour prouver que le Burundi est un pays où les forces de sécurité ne sont pas au-dessus des lois, il devrait publiquement et sans équivoque condamner tous les meurtres et s’assurer que des enquêtes indépendantes approfondies et des poursuites ont lieu pour chaque cas», estime Daniel Bekele

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