Dans la correspondance du 23 novembre 2015 adressée au ministre de la justice, le Procureur Général de la République lui demande de faire une requête aux autorités belges pour l’extradition d’Antoine Kaburahe. Le directeur d’Iwacu s’en étonne.
« Antoine Kaburahe est recherché par la justice dans le cadre de l’instruction du dossier relatif au coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 », motive Valentin Bagorikunda, le procureur général de la république. Selon lui, la ministre de la justice devrait demander à l’autorité compétente belge de permettre l’extradition du directeur du journal Iwacu.
Depuis la Belgique, Antoine Kaburahe s’étonne de l’attitude du Procureur générale de la République. Dans un communiqué de presse, il indique qu’il est libre de ses mouvements. Il précise qu’il est parti régulièrement du Burundi pour effectuer, pour les besoins d’un livre en préparation, un stage au sein du Centre universitaire d’étude de la région des Grands lacs d’Afrique d’Anvers en Belgique.
Le Directeur du journal Iwacu rappelle que lors de sa comparution du 16 novembre 2015, il a répondu avec diligence à toutes les questions posées par le magistrat après quoi aucune consigne particulière ne lui a été donnée. Il ajoute qu’il est un journaliste professionnel, qu’il a toujours exercé son métier dans le respect de la déontologie et encourage ses collègues d’Iwacu de continuer sur cet élan.
Antoine Kaburahe est le 4ème journaliste recherché par la justice burundaise dans le cadre du dossier en rapport avec le putsch manqué du 13 mai 2015 et le « mouvement insurrectionnel ». Patrick Nduwimana, directeur de la Radio Bonesha FM, Bob Rugurika, directeur du la radio RPA et Gilbert Niyonkuru, journaliste de la RPA sont aussi recherchés par la justice burundaise.




