Rumonge : La crise burundaise, les rapatriés inquiets

    0
    499

    Les rapatriés et autres vulnérables des villages de paix de Rumonge ne sont pas assistés depuis bientôt 4 mois. L’Union des Rapatriés Burundais(URB) place leur misère à l’actif de la crise politico sécuritaire que traverse le Burundi. Pour le gouverneur de Rumonge, c’est plutôt l’effectif des gens à assister qui a gonflé.

    Cette catégorie de burundais ne reçoit plus de l’aide en vivres depuis bientôt 4 mois. Les écoliers et élèves suivent irrégulièrement les cours car ils n’ont pas été rationnés à l’école durant tout ce premier trimestre de l’année scolaire en cours. Une trentaine de familles ont déjà repris le chemin de l’exile en RDC ou en Tanzanie depuis avril de cette année dans les villages de Paix de Mutambara et dans les environs seulement selon Athanase Masumbuko, président de l’URB.

    Officiellement, ajoute Masumbuko, ils fuient les rumeurs relatives à la crise que traverse le Burundi depuis fin avril 2015. Mais la vraie cause est à rechercher dans les mauvaises conditions de vie de ces personnes qui étaient encore en situation d’être assistés selon ce représentant des rapatriés. “Plus d’assistance de la part du PAM, du Ministère de la solidarité et encore moins de la CNTB qui était appuyée par le HCR”, déclare Athanase Masumbuko en colère. Il estime que les sources de financement ont tari suite à la crise que connait actuellement le Burundi.

    Dans tous les cas, dit Athanase Masumbuko, la communauté internationale surtout l’ONU et l’Union Européenne devrait comprendre que les rapatriés n’ont aucune part de responsabilité dans ces chicaneries politiques et continuer à aider ces gens qui réclament sans succès no fus que des terres cultivables depuis 6ans et leur reconnaissance comme des Burundais à part entière. Pour Masumbuko, cette aide passerait notamment par la croix rouge ou les confessions religieuses.

    Juvénal Bigirimana, gouverneur de Rumonge, reconnait ces mauvaises conditions de vie des rapatriés. Mais, pour lui, ce n’est pas question de manque de financement des projets allant dans le sens de l’amélioration de ces conditions. C’est plutôt l’effectif des gens à assister qui s’est accru alors que les moyens d’assistance n’ont pas suivi ce rythme. Actuellement, les victimes des inondations sont au premier plan des gens à assister. Il rassure tout de même qu’il continue à plaider en faveur de ces rapatriés.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici