Les 28 putschistes comparaissent en audience publique

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    Les juges de la cours suprême en itinérance à Gitega ont siégé en audience publique dans les enceintes de la cours d’appel de Gitega ce lundi. Dans cette audience, les prévenus disent qu’ils n’ont pas encore vu leur dossier. Les prévenus déplorent les conditions de détention inhumaine dans lesquelles ils se trouvent depuis le mois d’octobre.

    Les 28 auteurs du putsch manqué du 13 mai 2015 ont comparu en audience publique devant les juges de la cours suprême en itinérance dans les enceintes de la cours d’appel de Gitega ce lundi.

    Le président du siège a signifié à chacun le chef d’accusation qui était le même pour tout les prévenus: “Toi tel, à Bujumbura, le 13 et le 14 mai, tu as exécuté le putsch, distribué les armes à la population, tué les policiers , les militaires et les civiles”, ce qui est puni par l’article 546 et 213 du code pénal.

    L’autre chef d’accusation est la démolition des bâtiments qui est puni par l’article 222 du code pénal.

    Aucun prévenu n’a accepté d’entrer dans le fond du dossier. Ils font savoir que non seulement ils ne l’ont pas encore consulté, mais aussi que ce chef d’accusation est nouveau pour eux. Ils veulent avoir le temps de consulter leur dossier en compagnie de leurs avocats.

    La défense est aussi revenue sur le fait qu’elle n’a encore reçu le dossier et qu’il reste toujours difficile de rencontrer leur client, ce qui complique la préparation pour l’audience. Cette allégation est rapidement rejetée par le ministère public qui dit que les avocats savaient depuis 2 semaines que les dossiers étaient disponibles. Il a demandé au siège de ne pas tomber dans le piège des avocats de la défense. Il lui demande d’entrer plutôt dans le fond du dossier.

    Aussi, la défense indique que la présence des policiers lourdement armés dans la salle d’audience intimide les prévenus. Elle demande que ces policiers restent à l’extérieur pour les prochaines audiences. Le ministère public a promis que prochainement, il n’y aura que 5 policiers à l’entrée et que les autres devront rester à l’extérieur.

    Ces prévenus déplorent aussi les conditions de détention inhumaine dans lesquelles ils se trouvent.
    Le président du siège a alors décidé qu’à partir de ce moment, ces prévenus vont recouvrer les mêmes droits que les autres prisonniers.

    Dans cette audience, la partie civile constituée par la radio rema FM et le parti CNDD-FDD a comparu par le biais de leurs avocats pour demander des dédommagements mais le juge leur a demandé d’atteindre qu’ils entrent dans le fond du dossier.

    L’audience devrait se poursuivre ce mardi et ceux qui allaient comparaître sont au nombre de 7 dont le Général Major Cyrille Ndayirukiye.

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