Claver Murwengezo, un membre influent du parti UPD Zigamibanga à Rumonge, est dans les mains du Service National des Renseignements burundais depuis le soir de ce lundi 14 déc. 2015. La police présidentielle l’accuse de collaborer avec des groupes armés. Son entourage politique redoute plutôt un début d’une vague d’arrestations et d’enlèvements visant les opposants au CNDD₋FDD. 
Claver Murwengezo, une parenté à Chauvineau Murwengezo (Président d’honneur du Parti UPD Zigamibanga), a été arrêté par la police dans la ville de Rumonge (son lieu de résidence actuelle) vers 16h de ce lundi 14 décembre 2015.
OPC1 Donatien Manirakiza, commissaire provincial de police à Rumonge, confirme cette arrestation. Selon lui, Claver Murwengezo a été cité par des assaillants capturés lors des combats de ce week-end en commune Burambi de la province Rumonge que ce serait lui qui les logeait, les guidait et assurait leurs déplacements lors de leur séjour dans cette commune.
La police de Rumonge l’a immédiatement remis au Service des Renseignements de Rumonge qui l’a immédiatement conduit à Bujumbura. Eliezer Manirambona, chargé des Renseignements à Rumonge, n’a pas décroché son portable quand on cherchait à savoir plus sur ce transfert précipité sur Bujumbura de Claver Murwengezo.
Sa famille politique plaide pour sa sécurité et une justice indépendante. D’autres opposants au CNDD₋FDD à Rumonge craignent que cette arrestation ne soit un coup d’envoi à une vague d’arrestations et même des enlèvements dans leur rang sur fonds de motifs obscurs.
Certains de ces opposants vont jusqu’à affirmer qu’il existerait une liste de 150 opposants au CNDD₋FDD à Rumonge à éliminer physiquement. Des jeunes du CNDD₋FDD seraient déjà préparés à cette fin armes à l’appui, ce que rejette en bloc Léonidas Mukeshimana, représentant provincial du CNDD₋FDD à Rumonge. Pour lui, ces opposants veulent détourner l’attention des burundais sur les actes terroristes qu’ils ont déjà déclenchés sur le territoire burundais.
Mukeshimana Léonidas demande à ces opposants de fournir des preuves aux autorités compétentes pour agir De son côté, le commissaire provincial de police à Rumonge dit qu’il n’a jusqu’à présent reçu la moindre alerte y relative. Il affirme être prêt à intervenir au cas où il serait sollicité, rassurant qu’il veille sur sécurité de toute la population de sa zone d’action.




