La perpétuité est la peine que le ministère public a requis à l’encontre des présumés putschistes. En outre le ministère public a demandé une peine supplémentaire de 20 ans sans exercer aucune fonction d’Etat.
Le procès de ce 06 janvier a vu la participation de la partie civile constituée de la Radio Rema FM et du parti CNDD-FDD, tous demandant qu’en cas de non payement des dédommagements oscillant entre entre 100 million et 14 milliards de francs burundais, il faudra saisir leur patrimoine familiale et 6% d’intérêt judiciaire.
Le ministère public a requis une peine de perpétuité pour tous les présumés putschistes.
Dans sa réaction vis à vis du réquisitoire, le Général Major Cyrille Ndayirukiye a déploré le fait que la cours ne lui a pas permis d’être assisté comme la loi le stipule.
Il a cependant demandé à la cours de lui amener l’ancien ministre de la défense Général Pontien Gaciyubwenge, le chef d’État Major Général Prime Niyongabo et le Général Godefroid Niyombare. Aussi, il a demandé de bénéficier un procès juste et équitable.
A part les Généraux majors Cyrille Ndayirukiye et Juvénal Niyungeko qui n’ont rien dit à propos du réquisitoire et des dommages de la partie civile, les autres détenus demandent d’être acquittés du fait qu’ils agissaient pour défendre les accords d’Arusha mais aussi venir au secours des citoyens paisibles qui étaient entrain d’être tués par la police.
“Face à la division au sein des corps de défense et des ordres qui étaient donnés aux policiers de tuer des citoyens paisibles, on ne pouvait faire autrement. Je demande à la Cour de me considérer comme un héros et non comme un coupable,” a plaidé le Général Hermenegilde Nimenya, l’un des présumés putschistes qui n’avait jusqu’ici été entendu.
Selon le Maître Segatwa Fabien, c’est un dossier sans preuve, sans témoins et d’après toujours lui, la partie civile aurait été mise de côté jusqu’à ce que les preuves soient présentés.
Aussi , alors que le ministère de la sécurité publique, les dédommagements qui sont pris en compte concernent la période du 26 Avril (date de la première manifestation anti-troisième mandat) au 13 Mai, avec un montant exigé dépassant les 13.5 milliards (FBU), maître Segatwa fait savoir qu’on ne peut pas aller jusqu’au 26/4/2015 alors que l’acte d’accusation parle uniquement du 13 et 14/5/2015.
Au cours de l’audience, le Général major Cyrille Ndayirukiye, le Général Zénon Ndabaneze, le Général Juvenal Niyungeko dit Kiroho et le Général Nimenya Hermenegilde ont plaidé coupables pour la tentative de renversement des institutions du 13 mai 2015 uniquement.
Le procès est mis en délibéré et le verdict tombera le 14/1/2016.




