Des années et des années, pouvoir après pouvoir, désormais les citadins des quartiers du sud de la capitale Bujumbura plus précisément à Kanyosha doivent se mettre sur une ligne pour gagner une place dans un bus. Les responsables de ce parking parlent d’une mesure de rétablissement de l’ordre.
Depuis le début de cette semaine, les habitants des quartiers du sud de la capitale plus spécialement de Kanyosha qui rentrent le soir poussent un ouf de soulagement. L’ innovation à leur lieu d’embarquement, au parking situé à l’ancien marché central de Bujumbura consiste à se mettre sur une ligne qui s’allonge rapidement et qui se rétrécit en peu de temps pour voyager à bord d’un bus pour se rendre au sud de la capitale plus précisément à Kanyosha. Alors que ces bus de transport restent alignés selon l’ordre d’arrivée, les responsables de ce parking en collaboration avec les rabatteurs procèdent à la constitution d’un groupe de 18 personnes, nombre qui correspond aux places disponibles dans chaque véhicule.
{{{Problématique}}} {{Les navettes changent de destination pour faire payer le double}}
Ces véhicules en bleu blanc “bus” comme certains les appellent font des navettes reliant le centre ville à ces différents quartiers. Souvent les chauffeurs changeaient même de destination. La chanson qui sortait de la bouche des hommes uniformes bleues “rabatteurs” connus sous le sobriquet de “KOKAYI” devenait “Ruziba-Ruziba” comme si le bus se rend directement à Ruziba au lieu de Kanyosha, une stratégie de faire payer à cette foule immense un ticket de 600fbu au lieu de 300fbu, un prix officiel quelques soient les escales à mi chemin.



