Les agents communautaires ont du chemin à parcourir pour accroitre le taux d’adhésion aux méthodes contraceptives visant une limitation des naissances dans la province de Kayanza. A moins de 20% du taux d’adhésion, les autoritaires provinciales déplore que les enseignements de certaines églises comme frein à l’utilisation de ces méthodes.

Les sensibilisations pour l’utilisation des méthodes modernes de limitation des naissances restent tantôt faciles, tantôt difficiles selon Ndoricimpa Denise, animatrice communautaire de la colline Gihororo en commune Gatara. “Le travail de l’animateur communautaire est de passer sur sa colline en parlant de la santé reproductive surtout pour les femmes enceintes et allaitantes. Il s’agit d’un travail à la fois facile et difficile. souvent , on enregistre une certaine réticence pour certaines femmes. On ne se lasse jamais mais si elles n’acceptent pas nos conseils, on les laisse”, explique Ndoricimpa.
Le couple de Ndayizigiye Dismas et Bucumi Consolante de la colline Murago dans la commune de Gatara, avec une progéniture de quatre enfants déjà compte s’arrêter là. Trouvés au centre de santé de Gakenke, le père de la famille à côté de sa femme explique que ce n’est pas par force qu’il l’a accompagnée à l’hôpital. Plusieurs facteurs justifie selon Dismas, l’importance de limiter les naissances. ”Il n’ ya pas d’obligation vue qu’à cette époque, les prix des denrées alimentaires ont grimpé alors que les espaces arables sont limités. Nous n’avons plus de récoltes suffisantes et nous ne pouvons pas avoir quoi mettre sous la dent si nous avons été au marché suite aux changements climatiques. C’est pourquoi je préfère ne pas avoir beaucoup d’enfants sous peine de manquer quoi les nourrir”
Selon la chargée de la planification familiale au centre de santé à Gatara, l’adhésion aux contraceptifs est très satisfaisant mais le niveau reste encore bas. “Au cours de ce mois de juin, 120 personnes ont été soumises aux injections. certaines préfèrent des implants sous cutanés et les autres optent pour les préservatifs. La plupart des fois, ce sont les femmes qui viennent ici”, a souligné Evangeline Ndayizeye.
{{La prédication de la bonne nouvelle, un des défis }}
La sensibilisation pour les méthodes permettant la limitation des naissances reste un travail si difficile à Kayanza. Anicet Ndayizeye, le gouverneur de la province, explique que certaines églises empêchent les femmes à suivre ces planning familial. Comme conséquence, Kayanza reste en arrière par rapport aux taux des autres provinces du pays. ” Nous avons un taux de mois de 20% d’adhésion à ces méthodes comparablement à la province de Ngozi qui connait un taux de plus de 50%”, précise -il.
Pour réveiller la conscience des habitants, une radio communautaire est prévue à Kayanza, ce qui permettra une large sensibilisation visant à faire face aux défis de démographie galopante et de faible adhésion aux moyens modernes de limitation des naissances.



