Alors que ces burundais se rendaient à une position militaire pour demander des nouvelles des quatre burundais arrêtés, les sources sur place informent qu’ils ont reçu des balles des militaires et 34 burundais sont morts dans la fraicheur des faits et une centaine blessée, une tragedie dans laquelle la RDC et le HRC sont les premiers responsables à rendre compte selon un expert en droit international.

D’après les rescapés, des coups de feu ont été entendus ce vendredi à Kamanyora dans le territoire de Warungu en République démocratique du congo. Il s’agissait des forces de l’ordre congolaises qui tiraient sur les refugiés burundais qui s’étaient rendu à leur poste pour demander les nouvelles des 4 refugiés qui avaient été arrêtés le week-end dernier.
Les mêmes rescapés précisent qu’ils avaient entendu que les leurs avaient été envoyés au Burundi. Le bilan de ces fusillades n’est pas du tout moindre : 34 refugiés burundais ont été touchés par ces balles et morts sur champs et près de 120 autres blessés. Les refugiés qui ont reçu ces balles sont ceux qui se sont organisés pour louer des maisons et survivre malgré leur situation d’exil.
Selon un expert en droit international, ce sont les autorités congolaises et le HCR qui sont les premiers responsables à rendre compte de cette tragédie de Kamanyora. Maitre Jacques Bitababaje explique que malgré tout, les burundais qui ont quitté le pays pour diverses raisons doivent être protégés par la loi du pays d’accueil. Pour lui, des enquêtes devraient être menées dans l’urgence pour que les auteurs soient identifiés et punis conformément à la loi.
Selon les sources sur place, près de 3500 refugiés habitent dans une société congolaise dans cette localité de Kamanyora.




